HISTOIRE

1970 à 1974

Mise à jour : 16/03/2020

Le LOG AVION de l'année : 1970

Inauguration du hangar HN7.

Un pirate de l'air française détourne le vol New York-Rome après son escale à Orly.

Le nouveau pavillon d'honneur est ouvert. Il est situé au bout de la nouvelle aérogare Ouest.

Premier Boeing 747 (N736PA Pan Am) à se poser à Orly.

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Premier poste d'inspection filtrage pour les passagers de la TWA.

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Un DC-8 éclate ses pneus après une accélération-arrêt.

Le satellite Est d'Orly Sud est mis en service

Un guépard de Somalie brise sa cage dans la gare de fret et se sauve sur le terrain. 50 gendarmes et le gardien-chef du zoo de Vincennes le cherche et finissent par l'attraper au bout de la piste 04. (Le Parisien Libéré du 07/07/70, numéro 8039 "9 heures de "safari-guépard" hier à l'aéroport d'Orly) 

Alerte à la bombe.

Le LOG AVION de l'année : 1971

Un radar, de surveillance au sol, DECCA est installé au sommet de la tour de contrôle.

La Caravelle F-BNKI d'Air Inter est détruite par le feu au parking

Mise en service de la nouvelle aérogare d’Orly-Ouest, réservée aux passagers d’Air Inter, Alitalia et Swissair. Elle est organisée avec les départs au premier étage et les arrivées au rez-de-chaussée.

Les services d’autocars reliant Le Bourget à Orly et la Porte d’Italie à Orly sont prolongés sur Orly-Ouest.

L'inauguration par Jacques Chaban-Delmas, premier ministre devait avoir lieu le 27 février mais suite à nue grève des contrôleurs aériens, elle a été annulée.

Quelques chiffres sur Orly Ouest:

660 000 m2 de terrassements, 90 000 m3 de béton, 10 380  tonnes d'acier dont 6 000 pour l'ossature métallique, 4 000 pour le béton armé, 380 pour les câbles de précontraintes, 188 000 m2 de planchers, 14 000 m2 de terrasses accessibles, 10 000 m2 de couverture, 46 000 m2 de revêtements de sol, 100 000 m2 de parking voiture, 11 500 m2 de façade dont 7 000 de vitres, 61 000 m2 de cloisons en maçonnerie, 72 km de canalisations dont 65 pour le chauffage et froid, 10 escaliers mécaniques, 9 ascenseurs, 5 monte-charges, 2 batteries de 8 tapis roulants inclinés, 400 km de câbles électriques, 25 000 appareils d'éclairage, 3 800 haut-parleurs

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Anecdotes des pois Sauteurs

Les pois sauteurs sont des graines de plantes, dans lesquelles un papillon pond ses œufs. Ces graines donnent l’illusion d’être vivantes lorsque, après l’éclosion des œufs, les larves qui se développent à l’intérieur des graines se manifestent en faisant sautiller de quelques millimètres les graines. La hauteur des sauts atteint parfois un centimètre..

En 1971, le magazine « Pif » a décidé d’en importer pour les joindre aux magazines pif gadget. Cependant, l’importation de ces graines du Mexique ne s’est pas passée comme prévu. En effet, les pois sauteurs qui étaient arrivés par avion, avaient gelé dans les soutes. Lors de leur débarquement, ils se sont réchauffés et réveillés en même temps. Ces poids firent un tel vacarme dans leurs conteneurs que les policiers ont déclenché une alerte à la bombe, avec le déploiement des forces de l’ordre et l’évacuation du bâtiment. Ce n’est qu’à l’arrivée du représentant du journal pour l’ouverture des caisses que l’alerte fut levée par le service de sécurité de l’aéroport d’Orly. [tiré du site tusavaisque.com/pois-sauteurs-alerte-pif/]

Arrivée du président russe Leonid Brejnev à bord d'un Il.62 d'Aeroflot. Il est accueilli par Georges Pompidou au Pavillon d'honneur.

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Le mercenaire Jean Kay prend en otage les passagers et l'équipage du Boeing 720-040B immatriculé AP-AMG de la Pakistan International Airlines.

L’avion effectue le vol PK712 Londres-Paris Orly-Rome-Le Caire-Karachi. Il arrive de Londres avec 17 passagers et 6 membres d’équipage. 5 passagers montent à bord à Orly (4 en premières classes et 18 en classes économiques)

Jean Kay, alors âgé de 28 ans, montent dans l’avion en ayant échappé aux procédures de sécurité habituelles.

A 11h50, l’avion met ses moteurs en route sur le parking C06, quand Jean Kay, armé d’un pistolet 9mm et d’une fausse bombe cachée dans une sacoche d’où s’échappe des fils, rentre dans le cockpit et demande l’arrêt des moteurs. Le pilote prévient la Tour qu'il doit couper ses moteurs et qu'il y a un pirate de l'air à bord puis la liaison radio est coupée.

A 12h14, le pilote donne à un technicien au sol par la fenêtre du cockpit, le message suivant: "Cet avion est réquisitionné par le Bangla Desh pour le compte des populations bengalis. Nous désirons vingt tonnes de médicaments pour soulager les populations bengalis. Si nous n'obtenons pas satisfaction et si les forces de police font mine d'intervenir, l'avion sera détruit et ses passagers mourront.".

Il réclame aussi que les réservoirs soient remplis au maximum de carburant et que 20 tonnes de médicaments soient chargées. Cette cargaison est destinée aux réfugiés du Bengale en Indes (déplacés en raison des troubles au Pakistan). Il menace de faire sauter l’avion si ces demandes ne sont pas satisfaites.

Dans l’avion, un passager est chargé de faire la traduction entre Jean Kay et les pilotes qui ne parlent pas français. Les autorités ont longtemps cru qu’il y avait 2 pirates de l’air.

2 groupes électrogènes sont amenés près de l'avion et les techniciens les branchent. Ils disent avoir aperçu un homme armé derrière le pilote. Les terrasses et salles d'embarquement proches de l'avion sont évacuées et fermées.

Le préfet de l'Essonne, M. Aurillac et l'ambassadeur du Pakistan sont sur place ainsi que 200 gendarmes et CRS.

La police de l'air, sous les ordres du commissaire divisionnaire Maurice Colon, étudie la liste des passagers. Les policiers découvrent un suspect, Michaël Youssef, qui était arrivé à Londres par un vol Air India.

A 14h15, Jean Kay accorde un délai supplémentaire pour l'acceptation de ces demandes. Des repas sont servis à bord par les hôtesses.

A 15h30, un policier demande au pirate de l'air, en se faisant passé pour un médecin, de charger les médicaments en cabine car la température en soute descendrait trop bas en vol.

A 17h15, le premier camion Citroën arrive à l'avion avec 500 kilos de médicament. Les autorités ont réussi à réunir en urgence 1 tonne de médicaments grâce à la Croix rouge et d’une agence humanitaire.

Les autorités demandent à charger des colis de médicaments dans la partie arrière de la cabine. 2 livreurs se garent à l'arrière de l'avion. Ils descendent et viennent agiter un drapeau de la Croix Rouge à l'avion de l'avion. Au bout de quelques minutes, une hôtesse ouvre la porte arrière de l'avion. Après discussion, un escabeau est amené sur la porte et 6 passagers âgés et 1 enfant sortent de l'avion. 

Pour le deuxième camion, les livreurs sont remplacés par 4 policiers (du groupe de répression du banditisme de Versailles) déguisés en personnel de la Croix Rouge. 2 autres policiers (CRS) déguisés en technicien d’Air France montent dans le cockpit par une trappe.

A 19h15, l’un des policiers, Antoine Sciblot, saute sur Jean Kay qui tire. Le policier est légèrement blessé à la main. Les policiers arrivent à maitriser le pirate de l’air.

Dans sa sacoche, se trouvait des livres dont une bible, une brosse à vêtement et un rasoir dont les 2 fils électriques dénudés ont fait croire à une bombe.

Le lendemain, de 16h à 17h, le pirate de l'air retournera dans l'avion pour effectuer une reconstitution destinée à détailler les circonstances dans lesquelles il avait fait feu sur le policier. Il est ensuite incarcéré à Fleury-Mérogis.

Après son procès qui débuta le jeudi 12 octobre 1973, Il sera condamné à 5 ans de prison avec sursis et est donc libéré.

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Le LOG AVION de l'année : 1972

Le radar LP23/ER410 est remplacé par un TA10 monté sur shelter.

Un radar longue portée (primaire TA23/ER720 + secondaire RS770) de Thomson-CSF est installé sur un pylône de 30 mètres.

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Création du premier service médical d'urgence à Orly Ouest doté de moyens humains et technologiques de pointes avec une antenne à Orly Sud.

Un DC-10 de la Turkish Airlines effectuant le vol entre Orly et Ankara est détourné par un passager turc qui se rend à la police à Marseille.

Alerte à la bombe.

Un Boeing joue a saute mouton.

Mouvements avions pour l'année : - / Passagers : 14 400 000

Le LOG AVION de l'année : 1973

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Un avion d'Air France effectuant un vol entre Orly et Ankara est détournée sur Marseille par un passager turc qui se rend aux autoritées. (info non vérifiée)

Pour la première fois, un ministre chinois des affaires étrangères est en visite officielle en France. Monsieur Ji Pengfei arrive à Orly et est accueilli au Pavillon d'honneur par son homologue français Michel Jobert.

Le vol Varig 820 était un vol régulier de l'ancienne compagnie aérienne brésilienne Varig, entre l'aéroport de Rio de Janeiro et celui d'Orly.

En raison d'un feu cabine, son appareil, un Boeing 707-320C immatriculé PP-VJZ, doit subir le 11 juillet 1973, un atterrissage forcé dans un champ de Saulx-Les-Chartreux, commune située à environ 5 km du point de destination. Cet accident coûte la vie à 123 personnes et laisse 11 survivants (dont 10 membres d'équipage et 1 passager). Voir dossier complet

Le Boeing 727 F-BPJC d'Air France est détourné après son départ d'Orly en direction de Nice. Le preneur d'otage n'est autre que Mme Danielle Cravenne, l'épouse d'un célèbre producteur, Georges Cravenne. Armée d'une carabine 22 long rifle, elle oblige le commandant de bord à poser l'appareil sur l'aéroport de Marseille. Par son geste, cette jeune femme, dépressive et choquée par la guerre du Kippour, voulait attirer l'attention de l'opinion publique. Elle exige que le film "Les aventures de Rabbi Jacob" ne sorte pas sur les écrans car il tiendrait des propos sionistes et anti-palestiniens sinon elle fera exploser l'avion. Puis elle change d'avis et demande à rejoindre Le Caire. Les autorités proposent à Mme Cravenne de poser l'avion à Marseille pour prendre du carburant pour pouvoir rejoindre l'Egypte. Les 82 passagers sont libérés et seul 1 hôtesse (2, 3?) reste à bord. Trois heures après le détournement, trois policiers du GIPN de Marseille déguisés en steward montent des plateaux repas à la demande de la pirate de l'air. Elle sera tuée de deux balles dans la poitrine et dans la tête. Elle décèdera durant son transport à l'hôpital. Une polémique éclatera après car Mme Cravenne n'a tiré aucun coup de feu lors de l'assaut du GIPN. L'affaire est portée en justice ne donnera pas suite.

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Alerte à la bombe lors du passage de M. Abba Eban.

Un feu se déclare dans l'aérogare Sud vers 18h30. Une grande partie de l'aérogare est détruite. Les dégâts sont estimés à 1 milliard de francs. 30 000 m2 seront détruits, 5 vols détournés sur Le Bourget, 34 compagnies déménagées sur Orly Ouest et 12 départs annulés. Il faudra 4 mois pour réparer.

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Le LOG AVION de l'année : 1974

Le DC-10 de la Turkish Airlines TC-JAV effectuant le vol TK981 à destination de Londres, s’écrase sur la forêt d’Ermenonville, peu après son décollage d’Orly suite à une décompression. La porte de soute bulk était mal fermée. Aucun survivant. Dossier complet

 
 
 
 
 

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