JANVIER 1945

Construction d'une nouvelle tour de contrôle près des pistes. 

Les américains installent aussi un radar mobile sur une remorque. Il est utilisé en mode GCA (Ground Control Approach). L'avion est guidé uniquement en approche finale jusqu'à l'atterrissage par un contrôleur qui a la connaissance des informations de son site et de son azimut.

1946

Le radar mobile est remplacé par un radar Gilfillan utilisé aussi en mode GCA.

FIN 1953

Ces moyens de surveillance et de guidage des avions desservant uniquement les segments d'approche finale s'avèrent vite insuffisants compte tenu de l'accroissement du trafic en région parisienne, puisque le contrôle aux procédures impose une séparation de l'ordre de 10 minutes, soit 45 NM pour les premiers avions à réaction. Thomson-Houston réalise un radar à longue portée pour le Centre de contrôle Régional d'Orly. Il est installé sur le bâtiment du CCR Nord qui se situe sur l'aéroport d'Orly.

D'émission de longueur d'onde 10 cm (bande S), il est spécifié pour une portée de 150 km (qualifiée de « grande » à l'époque) et 10 000 m d'altitude, et

une vitesse de rotation de 6 tours/mn. Il dessert également le contrôle d'approche d'Orly. Il présente au contrôleur une image classique de balayage panoramique de la situation aérienne utilisée pour la fonction de surveillance et assistance (voir encadré n° 1), et permet de réduire les minimums de séparation à 20 NM (voir encadré n° 2).

Il s'agit là de la première acquisition majeure d'un radar pour le contrôle aérien civil.

JUIN 1954

Le premier radar du Centre de Contrôle Régional est mis en opération.

(il a visiblement été déplacé sur un pylône à côté mais quand?)

16 DECEMBRE 1954

Le premier radar du CCR qui a été mis en opération en Juin est officiellement inauguré par le ministre des transports Jacques Chaban-Delmas.

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Radar CGA
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Construction de la nouvelle tour de contrôle (en béton)

07 MARS 1959

Le CCR Nord d'Orly quitte ses baraques provisoires pour s'installer dans des bâtiments neufs sur son emplacement actuel à Athis-Mons.

11 MARS 1960

Inauguration et mise en service d'un nouveau radar au CCR Nord.

Compte tenu de l'augmentation du trafic et de la présence de plus en plus marquée des avions à réaction, la DNA a en effet décidé de construire une couverture radar nationale en dotant les centres de contrôle régionaux et les aéroports importants de nouvelles stations primaires, conformes aux recommandations de l'OACI, et susceptibles de s'intégrer aux dispositifs de traitement de données par calculateurs qui s'annoncent déjà pour le futur.

L'ancien radar de 1953 est remplacé par un radar longue portée LP23/ER410 (bande L) développé par la CSF (Compagnie générale de télégraphie Sans Fil), de puissance crête 2 MW. Il est installé sur le toit du CCR à côté de l'ancien. L'ancien radar sera envoyé en Algérie mais des contraintes douanières le feront rentrer en France à l'aéroport de Saint-Yan.

1962

A l'usage, le radar primaire montre ses limites en matière de lisibilité des informations : présence d'échos fixes en zone centrale, absence d'identification des avions, pas d'information d'altitude… Aussi la DNA décide-t-elle d'implanter des radars supplémentaires dérivés des principes militaires de l'IFF (Identification Friend or Foe) appelés radars secondaires, normalisés par l'OACI dans les années 50. Leur principe est d'émettre des interrogations auxquelles répondent les avions équipés d'un dispositif appelé transpondeur, ce qui permet de déterminer leurs positions, leurs altitudes (mode C) et leurs codes (mode A sur 4 chiffres). Une antenne radar secondaire est montée sur l'antenne primaire du LP23/ER410 du CCR Nord d'Athis-Mons. C'est le premier radar secondaire installé en France.

1964

Un radar primaire LP23/ER410 est installé à Orly avec antenne au ras du sol.

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10 MARS 1966

Inauguration de la nouvelle tour de contrôle.

1971

Un ILS catégorie 3 y est installé pour la pratique des atterrissages par très mauvaise visibilité ; un radar de surface apparaît apporter un complément de sécurité en permettant au contrôleur tour de vérifier que la piste est inoccupée. Un radar DECCA est placé au sommet de la vigie d'Orly et délivre

des images sur scope PPI. Il n'est mis en fonctionnement que chaque fois que les conditions de visibilité sont mauvaises car il provoque une gène sonore élevée dans la tour de contrôle et des vibrations dans sa structure.

1972

On installe un radar longue portée TA 23 ER 720 primaire + RS770 secondaire, sur un pylône de 30m (48°43'50.9"N 2°23'36.6"E) et un radar primaire d'approche TA 10 sur shelter qui remplace le matériel type ER 410 dont l'antenne était au ras du sol.

1983

Le radar de surveillance au sol DECCA est remplacé par un radar ASTRE 1 (fréquence d'émission en bande Ku) de thomson-CSF, installé sous un radôme.

Il délivre ses images analogiques sur visualisation télévision 24h/24h.

1989

Une station radar autonome prototype secondaire 'mode S' (dérivée d'un radar RSM870) est installée sur un nouveau pylône.

1990

Un radar secondaire chargé de la surveillance en Ile-De-France est installé à Palaiseau.

1994

Le radar TA10 est modernisé en TA10-MTD.

début 1997

Le radar RAPSODIE (Radar d'Aéroport Pulse doppler pour la Surveillance des Objets, la Détection des Intrusions et l’Evitement des collisions). Outre les caractéristiques et objectifs inscrits dans son acronyme, il fonctionnait sur le principe d'une antenne fixe à balayage électronique et d'une gestion du faisceau électronique interrogateur en fonction de la densité de trafic dans les zones qu'il explorait. Un prototype fut installé à Orly sur un pylône en face des aires Papa (48°44'16.1"N 2°20'59.1"E) et validé techniquement en 1999 dans sa fonction de détection et de poursuite. Son intégration dans le système opérationnel nécessitait l'adjonction d'équipements supplémentaires : supervision, outil de maintenance, outil d'administration et de cartographie… Le coût de l'opération s'avérait prohibitif, comparé aux prix de radars légers type TERMA mieux adaptés au marché. RAPSODIE pâtit également des restructurations industrielles de la fin des années 90 et fut retiré du catalogue de son fournisseur. Le STNA considère que son échec est commercial et non pas technique.

1998

Le radar ASTRE 1, situé au dessus de la tour, est modernisé en ASTRE 2000.

1999

Arrêt du radar longue portée (primaire TA23/ER720 + secondaire RS770) installé sur un pylône de 30 mètres à côté de l'ancienne tour. Il est remplacé par la mise en service du TRAC2100 de Dammartin.

Ce nouveau radar utilise la technique de la compression d'impulsion qui réduit considérablement les puissances d'émission pour des portées comparables. La technologie modulaire à base d'amplificateurs à transistors dite « état solide », beaucoup plus performante en termes de stabilité de phase donc d'élimination d'échos fixes, remplace les tubes de puissance magnétrons ou klystrons. Il permet la couverture des deux aéroports Roissy et Orly.

2003

Le radar de surface devenant un outil de contrôle indispensable sur les aéroports de Paris, il est décidé d'assurer une couverture totale et une disponibilité maximale par l'acquisition d'un nouveau radar, type TERMA, fréquence d'émission en bande X, déjà largement éprouvés dans la détection maritime, qui s'imposent sur le marché par un excellent rapport qualité/prix. Il est installé en face des aires Papa sur l'aéroport d'Orly (sur le pylône où avait été installé le prototype du radar RAPSODIE, 48°44'16.1"N 2°20'59.1"E).

2004

Le radar TA10-MTD est remplacé par un radar monté sur pylône STAR2000 de Thales-ATM à côté de l'ancienne caserne des pompiers (Orly Sud, 48°43'51.0"N 2°23'36.6"E).

JUIN 2014

Le radar de sol TERMA est déplacé à côté de la nouvelle caserne de pompiers (48.722457, 2.348586).

25 JANVIER 2015

Le radar TA-10 qui était démonté et stocké avant de partir chez un ferrailleur a finalement pris la route sur 2 poids-lourds pour rejoindre le musée du radar de Douvres-la-Délivrance. Il avait été installé en 1972 et démonté en 2014. Il a été donné gracieusement par la DGAC.

2017

Le radar secondaire de Palaiseau est déplacé sur le campus de l'école polytechnique (48°42'49.9"N 2°13'15.7"E).

SEPTEMBRE 2020

Le radar ASTRA2000 doit être remplacé par un radar Saclay. Le radôme et l'ancien radar seront retirés.

radar DECCA Orly
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radar star2000 orly
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Une partie des informations sur les radars ont été tirés des Revues Techniques - bulletin du STNA

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