HISTOIRE

1975 à 1979

Mise à jour : 16/09/2020

Le LOG AVION de l'année : 1975

2 terroristes soutenus par le FPLP et dirigés par Carlos, tirent au lance-roquettes (un Strela RPG-7 russe)  sur un Boeing 707 de la compagnie El Al à 12h20 depuis une Peugeot 504 blanche. La première roquette n'explose pas et atterrit sur une voiture. La 2ème le rate. L'avion venait de quitter son parking D12, garé à côté d'un avion libanais. La roquette est passé très prêt du El Al et a continué sa trajectoire pour transpercer le DC-9 de la compagnie yougoslave JAT immatriculé YU-AHP. L'avion devaient embarquer 31 passagers quelques minutes plus tard. Seuls 3 blessés sont à déplorer, un steward, un bagagiste dans la soute et un policier à côté de l'avion. La 2ème roquette a terminé dans une cantine. Quant au 707, il a vite débuté son roulage pour ensuite stopper sur les ordres de la tour de contrôle. 

Le terroriste Carlos et deux personnes reviennent sur Orly et font une prise d’otage. Ils récupèrent un bazooka caché dans des toilettes puis prennent la direction de la terrasse d'Orly Sud. Ils sont repérés alors qu'un Boeing 747 d'El Al décolle. Le temps de tirer leur roquette, l'avion est hors de portée. Une fusillade éclate. Il y a 20 blessés dans la foule dont 8 sérieusement. Après une prise d'otage et 10 heures de négociation, ils obtiennent un avion pour partir à Bagdad. Libérant les otages en montant dans l'avion, le Boeing 707 part pour Bagdad et il aurait repris du carburant et pris la direction d'Aden (Koweit leur refusant l'atterrissage).

Le Boeing 707 F-BHSQ d'Air France est piloté par Jean Vigneau, Robert Durin et le mécanicien navigant Marcel Gauthier, tous volontaires. L'avion après avoir déposé les terroristes dans l'après-midi, reviendra à Orly le lendemain.

Histoire tirée du livre "Soldats sans victoires" de Robert Pinaud :

 

"......le 19 janvier 1975 à Orly-Sud, un groupe de terroristes, se réclamant du « Front démocratique pour la libération de la Palestine ., a choisi pour objectif un avion de la compagnie israélienne "El-Al".

Alors que cet appareil, un « Boeing 747 », démarre en direction des pistes, le groupe ouvre le feu sur lui à partir de la terrasse de l'aéroport.

La C.R.S. 52 de Sancerre est en service de protection à Orly en cette période. Un gardien, Jean-Pierre Pinault, se trouve, à ce moment-là, assez près du lieu d'où semblent provenir les coups de feu. Il se précipite, gravit très rapidement les escaliers situés à l'extrémité ouest du hall, tout en dégainant son arme...

Arrivé sur un petit palier, trois marches en dessous de la terrasse, il voit un terroriste, en position accroupie, qui tient à deux mains un pistolet automatique de gros calibre, avec lequel il fait feu sur le Boeing. Le tireur se présente « de trois quarts dos au gardien...

Ça n'est pas facile d'ouvrir le feu sur un homme qui vous tourne le dos ! Même dans un cas de légitime défense d'autrui ! Pinault pointe son arme sur lui, mais, la gorge sèche et l'estomac noué, il ne presse pas la détente, comme fasciné par une situation qui lui paraît durer une éternité.

Le tireur a perçu une présence hostile derrière lui. Pivotant prestement sur ses talons, il ouvre le feu, au jugé, sur le policier. Celui-ci, incrédule, ressent immédiatement une vive brûlure à l'aine. Sa vue s'embue... Sa tête perçoit d'étranges résonances... Il s'écroule sur les marches... Son pistolet, qui n'a pas servi, lui échappe et part en cascadant dans l'escalier.

Cependant, Pinault n'a pas perdu connaissance, il entend rouler sur le dallage de la terrasse un objet qui, de toute évidence, a été lancé vers lui... Il s'agit d'une grenade !

Le gardien est inerte, ses réflexes ne fonctionnent plus. Ses muscles ne répondent plus. Il est assourdi par une formidable explosion !...

Fort heureusement, le mécanisme de mise à feu de la grenade s'est déclenché avant que cette dernière n'ait commencé à dévaler l'escalier. Jean-Pierre est ainsi épargné par les éclats...

Aux étages inférieurs, c'est l'alarme !

Les éléments de la 52 se précipitent. Le combat s'engage.

Les rafales d'armes automatiques, les explosions de grenades et les coups des armes de poing se font entendre à tous les échos... La fusillade est intense... Les employés, les voyageurs, les visiteurs de l'aéroport, affolés, courent en tous sens.

L'un des terroristes, blessé à la jambe, gît sur le sol. Ses complices sont cernés par le groupe de poursuite du brigadier-chef Lesourd qui les a acculés dans un ensemble de W-C et de lavabos. Tout mouvement leur est désormais interdit.

Là-haut, sur la terrasse, on a découvert et évacué Jean-Pierre Pinault. Il est très sérieusement atteint. Sa jeunesse l'aidera à se tirer d'affaire...

Un brigadier tente une avance en direction des assiégés, mais il essuie un coup de feu qui ne l'atteint pas.

Couvert par ses collègues, le chef Lesourd et deux de ses hommes réussissent à pénétrer dans les toilettes « dames » et à ramener saines et sauves les personnes qui s'y trouvent : trois femmes et un enfant, qui sont immédiatement dirigés vers le hall d'arrivée. Continuant sur la lancée, Lesourd et ses gars se rapprochent subrepticement des toilettes « hommes »... pour en finir...

C'est alors que des voix blanchies par la peur s'élèvent : « Ne tirez plus ! Ne tirez plus ! Nous sommes pris en otages ! Ils veulent nous tuer !  Ces supplications sont ponctuées d'un coup de feu tiré par l'un des terroristes...

Le capitaine de la 52 ordonne de cesser le feu, mais de tenir la position pour s'opposer à la fuite du commando. Il a fait venir un fonctionnaire de sa compagnie qui parle arabe. Les premières tractations commencent... Une enveloppe est jetée sur le sol. Elle confirme les exigences énoncées verbalement.

Maintenant les autorités sont arrivées. Michel Poniatowski, le ministre de l'Intérieur, est sur place. Les formations spécialisées sont également là. La presse aussi... Le rôle de la C.R.S. est terminé. Elle reprend ses occupations normales...."  [trouvé sur le site polices.mobiles.free.fr]

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Suite aux attentats, les terrasses et leurs brasseries sont fermées.

La maquette du Concorde prend feu.

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Le LOG AVION de l'année : 1976

La Caravelle F-BHRA d'Air France est transportée par la route d'Orly à Vilgenis. La dérive et les ailes ont été découpés, les moteurs retirés. Le convoi se compose de 3 semi-remorques.

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Le DC-10 TC-JAY de la Turkish Airlines effectuant le vol Orly-Istanbul est détourné par un migrant turque. Il demande à être transporté à Marseille ou Lyon. L'avion est revenu sur Orly où le pirate de l'air s'est rendu au bout de 02h30. Il avait perdu son emploi en France et était renvoyé en Turquie.

Le concorde F-WTSA arrive à Orly. Il quitte Toulouse à 15h19 et arrive à 16h26 après 314 vols, 610h58 de vol effectif (dont 281h17 en supersonique). Le Commandant de bord n'est autre que Jean Franchi qui était déjà aux commandes du F-WTSA lors de son premier vol. ADP, a qui il a été donné, le réceptionne. Les moteurs et différentes pièces sont retirés pour servir de pièce de rechange aux Concorde d'Air France. Les équipements de test situé dans la cabine sont aussi retirés et remplacés par quelques sièges et racks à bagages pour les visites. Il sera positionné au parking P7 de l'aéroport à côté du prototype de la Caravelle (F-BHHH) et remplace une maquette de Concorde à l'échelle 1 qui sera ensuite détruite.

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L'Airbus F-BVGG d'Air France effectuant le vol AF139 Tel Aviv-Athènes-Paris Orly (244 passagers et 12 membres d'équipage) est détourné sur Benghazi en Libye puis sur Entebbe en Ouganda. L'armée israélienne fit un raid sur l'aéroport pour libérer les otages.

 

RECIT de Wikipedia

 

PRISE D’OTAGES

Le 27 juin 1976, le vol Air France 139, un Airbus A300B4 immatriculé F-BVGG, venant de Tel Aviv en Israël et transportant 244 passagers et douze membres d'équipage, décolla d'Athènes en Grèce, pour rejoindre Paris en France. Peu après le décollage à 12h58 GMT, le vol fut détourné par quatre terroristes. Les preneurs d'otages, deux membres du Front populaire de Libération de la Palestine et deux Allemands (Wilfried Böse et Brigitte Kuhlmann) membres des Revolutionäre Zellen prirent le commandement de l'avion et le détournèrent sur Benghazi en Libye. L'avion se pose finalement à Tripoli à 15h00 GMT. Là, il resta au sol pendant sept heures pour réapprovisionner en carburant et pour relâcher une femme otage (Patricia Heiman, ressortissante britannique gravement malade), puis redécolla à 20h00 GMT pour se poser à 22h40 GMT (01h40 locales lundi 28 juin) à l'aéroport international d'Entebbe en Ouganda.

 

À Entebbe, les quatre preneurs d'otages furent rejoints par trois autres pirates à 05h40 GMT (08h40 locales), et obtenirent le soutien des forces pro-palestiniennes du président ougandais, Idi Amin Dada. Les pirates étaient commandés par Wilfried Böse (et non pas, comme il est dit parfois, par Ilich Ramírez Sánchez dit « Carlos »). Ils exigeaient la libération de quarante Palestiniens emprisonnés en Israël et de treize autres détenus au Kenya, en France, en Suisse et en Allemagne. A 07h11 GMT, le maréchal Amine Dada, chef de l'Etat ougandais arrive à l'aéroport.

 

Les passagers étaient retenus en otages dans le hall de transit du vieux terminal de l'aéroport international d'Entebbe. Les preneurs d'otages en relâchèrent dans un premier temps un grand nombre, ne gardant que les Juifs, qui étaient menacés de mort au cas où Israël n'accéderait pas à leur demande. Mercredi 30, 47 passagers dont 33 français (femmes, enfants et vieillards) sont libérés à 10h30 GMT. Un israélien de 80 ans est aussi libéré dans l'après-midi. Le lendemain, un groupe de 101 otages est libéré.

 

Vendredi 02 juillet, le maréchal Amine dada quitte Entebbe à 05h30 GMT.

 

RAID ISRAELIEN

Le gouvernement d'Israël laissa croire aux preneurs d'otages que pour la première fois de son histoire, Israël acceptait de négocier. En fait, le gouvernement décida plutôt d'entreprendre une action militaire de secours pour libérer les otages restants. Après plusieurs jours passés à réunir des renseignements et à planifier l'opération, trois avions de transport Hercules C-130 de l'armée de l'air israélienne décollèrent secrètement d'Israël et atterrirent à l'aéroport d'Entebbe sans être repérés par le contrôle aérien ougandais, suivis par la suite d'un avion contenant des équipements médicaux, qui atterrit à l'Aéroport international Jomo Kenyatta à Nairobi au Kenya. Un autre avion, hébergeant le poste de commandement de l'opération, était parvenu au-dessus de l'aéroport d'Entebbe.

 

Une centaine de soldats, incluant les membres du commando d'élite Sayeret Matkal, appuyés par la brigade Golani et probablement quelques hommes du Aman ou Mossad furent envoyés à Entebbe, avec le soutien du gouvernement kényan, alors adversaire du régime d'Idi Amin Dada.

 

Les forces israéliennes atterrirent à 23 h, avec les portes des avions cargo déjà ouvertes. Une Mercedes noire et une Land Rover, des modèles identiques à celles utilisés par Amin Dada et ses gardes du corps lorsqu'ils venaient régulièrement rendre visite aux otages furent employées pour détourner les soupçons, et conduites par les soldats israéliens grimés de l'avion jusqu'au terminal. Elles étaient prêtées par des civils israéliens, et apparemment repeintes en noir pour le raid, étant entendu qu'elles seraient retournées aux propriétaires avec leur couleur d'origine.

 

Les responsables ougandais de la tour de contrôle furent apparemment confondus par ce stratagème, si bien qu'ils laissèrent la Mercedes et la Land Rover approcher du terminal. Les otages étaient assis dans le hall principal du bâtiment, directement adjacent à la voie de roulage. Les Israéliens sautèrent alors de leurs véhicules et jaillirent brusquement dans le terminal en criant : « À terre ! À terre ! » en hébreu. Un otage fut abattu. Trois pirates de l'air dans le bâtiment visèrent alors les troupes israéliennes avec leurs armes et furent abattus. Un autre soldat demanda en hébreu : « Où sont les autres ? » en parlant apparemment des terroristes. Les otages désignèrent la porte adjacente. Les soldats israéliens dégoupillèrent alors leurs grenades à main, défoncèrent la porte et les lancèrent à l'intérieur de la pièce. Après les explosions, des soldats des commandos entrèrent dans la pièce et tuèrent les trois autres preneurs d'otages, assommés par l'explosion. Les Israéliens retournèrent alors à leurs avions et commencèrent à embarquer les otages à bord. Quelques soldats ougandais commencèrent alors à leur tirer dessus depuis le toit de l'aéroport, tuant deux otages. Les Israéliens répliquèrent sans subir plus de pertes dans leurs rangs et achevèrent ainsi l'embarquement. On a dit que c'est à ce moment-là que le commandant de l'opération, Jonathan Netanyahou, a été tué. Mais dans son livre intitulé Entebbe : un moment défini du terrorisme, Iddo Netanyahou a dit que Jonathan était sur le point d'entrer dans le terminal quand il a été touché par une rafale de AK-47. Il aurait alors donné l'ordre d'évacuer les otages avant qu'on s'occupe de ses blessures. Il mourut tandis qu'il était en train d'être évacué dans le C-130.

 

Le raid dura environ une trentaine de minutes et six preneurs d'otages furent tués. Un otage fut tué par les forces israéliennes. Sur 103 otages juifs, trois moururent. On a spéculé sur le fait que les forces israéliennes avaient capturé des preneurs d'otages, mais il n'y eut jamais de confirmation sur ce point. Le colonel Jonathan Netanyahou (frère de l'homme politique israélien Benyamin Netanyahou) a été le seul militaire israélien tué durant le raid. Un total de quarante-cinq Ougandais furent tués durant le raid, et les avions de combat ougandais entreposés sur la piste détruits, il s'agissait de quatre MiG-17 et de sept MiG-21 (ce qui représentait un quart de l'aviation ougandaise). Les otages furent transportés après les combats en Israël via Nairobi.

 

Dora Bloch, une otage de 73 ans, était à l'hôpital de Kampala lors du raid israélien, admise à la suite d'un grave malaise. C'est là qu'elle mourut. En avril 1987, Henry Kyemba, alors ministre ougandais de la Santé, a raconté à la commission ougandaise des droits de l'homme que Dora Bloch a été traînée de force hors de l'hôpital et assassinée par deux officiers de l'armée suivant les ordres d'Amin Dada. Ses restes furent récupérés en 1979 à la suite de la guerre entre la Tanzanie et l'Ouganda qui précipita la chute du dictateur.

 

ANALYSE

Une des raisons du succès du raid a été le fait que le terminal où ont été retenus les otages a été construit par une entreprise israélienne. Les entreprises israéliennes étaient souvent impliquées dans la construction de bâtiments en Afrique durant les années 1960 et 1970. L'entreprise ayant construit le terminal avait toujours les plans, et les a fait parvenir au gouvernement israélien. De plus, plusieurs des otages relâchés ont donné de précieux renseignements sur l'aménagement intérieur des bâtiments, le nombre de preneurs d'otages, l'implication des troupes ougandaises et beaucoup d'autres détails importants. Durant la préparation de l'opération, il fut construit une réplique partielle de l'aéroport avec l'aide de civils israéliens ayant travaillé à sa construction.

 

Durant la semaine précédant le raid, Israël a essayé d'obtenir la libération des otages par diverses voies. Beaucoup de sources indiquent que le gouvernement israélien avait préparé la libération des prisonniers palestiniens en cas d'échec de la solution militaire. Un officier à la retraite, Chaim Bar-Lev, ayant connu pendant longtemps Amin Dada et ayant des relations personnelles fortes avec lui, a essayé de négocier sans succès au téléphone avec celui-ci pour obtenir la libération des otages.

 

CONSÉQUENCES

Le 6 juillet 1976, le gouvernement ougandais a — par l'intermédiaire de l'OUA (Organisation de l'unité africaine) auprès de l'ONU — convoqué une session du Conseil de sécurité de l'ONU, afin d'obtenir une condamnation du raid israélien pour violation de sa souveraineté nationale. Le Conseil de sécurité refusa de passer une résolution dans ce sens.

 

À l'adresse du conseil de sécurité, l'ambassadeur israélien Chaim Herzog déclara :

 

« Nous avons un message simple au Conseil : nous sommes fiers de ce que nous avons fait, parce que cela démontre au monde entier que pour un petit pays, Israël en la circonstance, avec lequel les membres du Conseil de sécurité sont maintenant tous familiers, la dignité, la vie humaine et la liberté constituent les valeurs les plus élevées. Nous sommes fiers, non seulement parce que nous avons sauvé la vie d'une centaine de personnes innocentes — hommes, femmes et enfants — mais aussi parce que la signification de notre acte signifie la liberté humaine. »

— Chaim Herzog, Heroes of Israel, p. 284

 

Le succès de ce raid a aussi affaibli le gouvernement dictatorial d'Idi Amin Dada et renforcé ses opposants. Le régime tomba trois ans plus tard, en avril 1979.

FILMS

L'événement a été le sujet de plusieurs films.

 

Victoire à Entebbé (1976) : avec Anthony Hopkins, Burt Lancaster, Elizabeth Taylor et Richard Dreyfuss

Raid sur Entebbe (1976), téléfilm américain d'Irvin Kershner, avec Peter Finch, Horst Buchholz, Charles Bronson, Yaphet Kotto

Mission Yonathan (titre anglais : Operation Thunderbolt) (1977)

Operation Yonathan Entebbe : avec Yehoram Gaon

Il en est également question dans Le Dernier Roi d'Écosse de Kevin Macdonald.  (c) http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_d'Entebbe / Article La-Croix.com du 03/07/16

Retour des otages d'Entebbe (Ouganda) pris en otage après le détournement de l'Airbus F-BVGG d'Air France le 27 juin.

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Retour de l'Airbus d'Air France F-BVGG détourné le 27 juin sur Benghazi puis Entebbe. Le fuselage compte plusieurs impacts de balle.

Un 707 de la TWA effectuant le vol New York-Orly est détourné par des terroristes croates qui prennent en otage 93 personnes. Les terroristes menacent de faire sauter l'avion. Ils exigent et obtiennent que 4 grands journaux américains dont le New York Times, publient 2 déclarations autonomistes croates et que la TWA mette à leur disposition un autre 707 pour les escorter et déverser des tracts nationalistes croates sur les capitales européennes. Il finissent par se rendre aux autorités parisiennes et libèrent les otages.

Le LOG AVION de l'année : 1977

Détournement de la Caravelle F-BNKK d'Air Inter avec assaut du GIGN.

 

Intervention à Orly-Ouest pour résoudre, en coopération avec la brigade anti-gang du commissaire Robert Broussard, le détournement de la Caravelle F-BNKK assurant le vol Air Inter 429 opérant entre Orly et Lyon. L'avion décolle à 11h28 d'Orly puis revient se poser à 12h56. L'avion se positionne sur le point bombe sur le taxiway W47. Le forcené Jacques Robert détient en otage 94 personnes dont le député Lucien Neuwirth et un ancien ministre Philippe Malaud, depuis près de 7 heures, lorsqu'il fait usage d'une grenade, déclenchant l'assaut des forces de police et de gendarmerie. L'opération se solde par la mort d'un passager Joachim Castanera (34 ans, magasinier Air Inter) et la blessure de quatre autres, dont un grièvement (passager Bornier). Jacques Robert se rend et est incarcéré.

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Détourneent Caravell Air Inter Orly 1977

Les otages libérés du Polisario arrivent à Orly.

Le LOG AVION de l'année : 1978

Opération ABBASIEH

 

Une fusillade éclate dans l’aérogare Sud au niveau du comptoir d’El Al tuant 4 personnes dont les 3 terroristes.

Communiqué envoyé à la presse suite à cet attentat: "Nous, les Fils du Liban-Sud, revendiquons cet attentat dont le but était de liquider des officiers de l'ennemi (israélien) qui s'apprêtaient à voyager sur un vol El Al. Plusieurs de ces officiers ont été tués! Nous avons baptisé cette opération Abbasieh, du nom du village du Sud-Liban où les casques bleus français ont attaqué les nôtres."

Histoire tirée du blog policehommage.blogspot.fr :

Samedi 20 mai 1978. Trois terroristes munis de faux passeports tunisiens rejoignent le comptoir de la compagnie israélienne "EL AL" située dans l'aérogare sud de l'aéroport d'Orly (Val de Marne). Ils viennent de passer le premier point de contrôle et se trouvent désormais en zone internationale. Il est 15h30.
Porteurs de sacs remplis de grenades et de pistolets mitrailleurs, ils ciblent le Vol El Al 324 pour Tel Aviv et les nombreux passagers israéliens qui patientent en salle 30. Mais cette zone qui a déjà subi deux attentats en Janvier 1975 est considérée comme très sensible, et fait l'objet d'un dispositif policier renforcé.

Six gardiens de la paix de la Compagnie républicaine de sécurité N°31 - Darnétal (Seine-Maritime), sous la responsabilité du brigadier-chef Paul Jean, sont chargés d'encadrer l'arrivée des passagers au sol. Trois policiers restent sur le tarmac près de l'avion tandis que les autres regagnent la salle d'embarquement N° 30 pour acheminer les nouveaux passagers.
En Salle 30, d'autres policiers de la Compagnie républicaine de sécurité N°40 - Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or) ont pour charge de procéder à la fouille des passagers et de leurs bagages. Le brigadier-chef Raymond Thibert est responsable de l'opération. Avertis par un agent du service de sécurité israélien de la manœuvre douteuse des trois suspects, tous s'observent désormais d'un regard inquiet. Tout se joue à cet instant.
Les suspects s'écartent les uns des autres lentement et exhibent brusquement des pistolets mitrailleurs de marque Beretta. Une longue fusillade particulièrement violente et nourrie éclate. Le brigadier-chef Paul Jean est cisaillé par une rafale et le brigadier-chef Raymond Thibert est atteint par huit projectiles après avoir riposté par deux tirs.
Les policiers ripostent avec leurs armes individuelles évitant ainsi que des balles n'atteignent accidentellement des passagers ; cependant trois d'entre eux seront blessés. Alors que deux des terroristes ont été neutralisés, le dernier se retranche vers les cabines de fouille d'où il expédie de brèves rafales de pistolet mitrailleur.
A cet instant, le gardien de la paix Primauguet qui a vidé son chargeur ainsi que celui qu'il a récupéré sur le malheureux brigadier-chef Thibert tente un coup risqué. Il saisit l'arme automatique de l'un des terroristes abattus et applique plusieurs tirs en rafale. Avec le concours d'un gardien de la paix de la police aux frontières, ils parviennent à figer la situation et à neutraliser le dernier assaillant.
Les trois terroristes abattus, l'aéroport est rapidement bouclé par un important dispositif policier. La Compagnie républicaine de sécurité N°3 - Quincy-sous-Sénart (Essonne) arrive la première sur les lieux. On craint qu'un quatrième terroriste ne se soit dissimulé dans l'aérogare. Mais cette hypothèse est finalement écartée au terme de minutieuses et longues recherches.

On relève les identités supposées des terroristes : Tahar Ourgmi, dix-neuf ans, Mohamed Ben Mustapha Nasr, vingt-sept ans, et Mahmoud Awada, vingt-trois ans. Ce dernier est formellement identifié par la brigade criminelle comme ressortissant libanais.

Mercredi 24 Mai 1978. Les obsèques officielles du brigadier-chef Paul Jean sont célébrées dans la cour d'honneur du Ministère de l'intérieur à Paris. Âgé de cinquante-cinq ans, il était marié et père de quatre enfants. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé Officier de paix principal au 2ème échelon à titre posthume.
Jeudi 25 Mai 1978. Le brigadier-chef Raymond Thibert est emporté par une embolie pulmonaire à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif (Val de Marne). Âgé de quarante-neuf ans, il était marié et père de six enfants. Ses obsèques officielles ont également lieue quatre jours plus tard à Paris. Cité à l'ordre de la nation, il est nommé Officier de paix au 8ème échelon à titre posthume. Il repose au cimetière de Boncourt-le-Bois (Côte d'Or).

[sources: Entretien avec Michel Thibert (fils) / Journal télévisé du 20/05/78 / Le Monde article du 23/05/1978, "Une opération suicide ?" / Le Monde, article du 27/05/1978, "L'attentat d'Orly : décès d'un deuxième C.R.S." / Amicale des policiers CRS de Bourgogne Franche-Comté / Archives de l'assemblée nationale, questions du 12/08/1978, page 4559 / The Jewish Times du 25/05/1978, page 1, "French view Orly attack as a declaration of war"]

Histoire tirée du livre "Soldats sans victoires" de Robert Pinaud :

 

« C'est à nouveau à l'aéroport d'Orly-Sud que le terrorisme va frapper le 20 mai 1978.

 

Un groupe de compagnies républicaines de sécurité, sous l'autorité du commandant Peucelle, chef de la C.R.S. de Dijon, renforce les services de la police de l'air et des frontières (Il y a notamment les C.R.S. 40 de Dijon (commandant Peucelle) et 31 de Rouen (commandant Hirel)).

Ses personnels sont affectés, d'une part à la fouille des bagages, d'autre part à la police générale et à la sécurité. Ils ont également pour mission de couvrir toutes les opérations de départ et d'arrivée de la compagnie israélienne " El-Al ".

Au cours de l'après-midi, il y a précisément une arrivée et un départ en provenance et à destination d'Israël, l'appareil faisant le plein et repartant aussitôt. Une équipe de six gardiens, sous les ordres du brigadier-chef Jean, de la C.R.S. de Rouen, protège l'appareil venant d'atterrir et accompagne les passagers jusqu'à la salle d'accueil « arrivée ».

Cette première mission accomplie, Jean laisse trois hommes à la garde de l'avion et s'achemine avec les autres vers la salle 30, au premier étage de l'aérogare d'Orly-Sud pour prendre en charge les passagers en partance pour Tel-Aviv.

Salle 30, des collègues sont déjà là pour palper, fouiller et « couvrir »  la centaine de voyageurs présents. Le brigadier-chef Thibert de la C.R.S. de Dijon est responsable des opérations. Il a près de lui, attentif à tout ce qui se passe, le gardien Primauguet de sa section.

Dans le même temps, trois hommes, munis d'un billet d'avion pour Tunis, arrivent, au premier étage de l'aérogare sud, se présentent à la frontière (Il s'agit d'une frontière théorique constituée par un guichet de contrôle) qu'ils franchissent sans difficulté particulière (Ils sont munis de faux passeports, la suite le prouvera, mais qui paraissent, bien entendu, aussi authentiques que les vrais) et se dirigent le plus simplement du monde vers la salle où les passagers d'El-Al se préparent aux opérations d'embarquement.

Les trois hommes, un Libanais et deux Tunisiens, assez typés, sont remarqués par un agent de sécurité israélien et par les fonctionnaires des C.R.S. Les bons sentiments antiracistes dans la rue sont une chose, les menaces du terrorisme international dans un aéroport en sont une autre...

Toujours est-il que cet échange de regards circonspects et interrogateurs va précipiter l'action, d'autant que la demi-équipe de Jean approche visiblement de la salle 30.

En effet, avec une lenteur calculée, les trois terroristes s'écartent les uns des autres, fouillent en même temps dans leur sac de voyage respectif, et brusquement en sortent chacun un pistolet mitrailleur !... Prestement, ils arment la culasse mobile et ouvrent immédiatement le feu sur les agents des C.R.S.

Le premier atteint est le brigadier-chef Jean au moment où il entre salle 30. Atteint de plein fouet par la rafale, René Jean s'écroule, mort.

Spontanément, les " C.R.S. " ripostent avec leur pistolet individuel, évitant l'usage des pistolets mitrailleurs, dont la patrouille est dotée pour ne pas risquer d'atteindre les passagers.

La fusillade est intense. Thibert est, à son tour, atteint aux jambes, à l'abdomen, au thorax et à l'épaule par une rafale de huit balles. Deux gardiens sont également blessés.

Parmi les passagers épouvantés qui vivent d'interminables minutes, c'est la confusion...... Trois d'entre eux sont touchés... Les détonations et les cris emplissent la salle d'embarquement. Tout le monde s'est jeté à terre. C'est la panique...!

La riposte est vive...

Deux des agresseurs sont tués. Le troisième s'est replié vers les cabines de fouilles d'où il expédie de brèves rafales...

Cette atroce fusillade à courte distance a son héros, le gardien Primauguet de la C.R.S. de Dijon. Ce jeune policier, après avoir vidé le chargeur de son propre pistolet, a récupéré l'arme du chef Thibert, qui n'avait pu tirer que deux cartouches. Puis, ayant épuisé ce reliquat, il bondit sur la mitraillette d'un des terroristes abattus et, avec cette troisième arme, contribue avec un inspecteur de la PA.F., accouru à son tour, à éliminer le dernier tueur.

L'alerte a été bien sûr donnée dès les premiers coups de feu. Toutes les unités du secteur répondent immédiatement, mais la plus prompte est la C.R.S. 3 du commandant Fons, dont deux sections arrivent à Orly, au moment du drame.

Au lieu de se rendre à l'isba (Pavillon d'accueil des chefs d'Etat.), où elle doit accomplir un service en l'honneur du président de la République tchadienne, cette demi-compagnie fonce sur Orly-Sud et la salle 30, d'où provient le bruit de la fusillade.

Au moment précis où le renfort s'engouffre dans la salle, le chef Thibert est allongé sur le dos, grièvement blessé, mais vivant et conscient. Deux des terroristes sont morts. Leurs sacs contiennent des grenades et des explosifs.

Une ambulance amène Raymond Thibert vers l'hôpital de Villejuif.

Lorsqu'on découvre le cadavre du dernier terroriste abattu, on se rend compte, sans surprise, qu'il est aussi porteur de grenades...

Ainsi une catastrophe comparable à celle de l'aéroport de Lod a été évitée.

Il paraît évident aux enquêteurs que, dans un premier temps, le plan du commando était de neutraliser les agents présents dont deux seulement avaient les mains libres, Thibert et Primauguet, les autres étant affairés aux opérations de sécurité.

C'est l'arrivée du groupe de protection du chef Jean qui a contrarié leur projet : au lieu de deux policiers à éliminer, il s'en trouvait brusquement cinq, plus l'agent de sécurité d'El-Al, qui n'est pas resté tout à fait passif. Malgré la puissance de feu de ses armes automatiques, le commando n'avait plus d'autre ressource, avec des adversaires aussi déterminés, que de faire face à la riposte, sans pouvoir atteindre l'objectif qu'il s'était initialement fixé.

La suite est des plus classiques. Je suis personnellement sur les lieux avec Peucelle, au moment même où la brigade des gaz investit les toilettes, où, si l'on en croit la rumeur, d'autres terroristes se sont retirés, ce qui me donne l'occasion d'apprécier l'approche et le travail remarquable des hommes de la brigade.

« Le meilleur des rapports ne traduira jamais l'intense panique des voyageurs ! » me souffle le commandant.

Puis les cadavres sont enlevés. La télévision, les radios sont là. On interviewe « à tours de micros » (sauf les principaux intéressés), et pour ajouter quelques images choc, les caméras s'attardent sur des

Éléments du G.I.G.N (1), qui viennent d'arriver sur les lieux.

Il y a bien longtemps que Primauguet et ses camarades ont regagné leur cantonnement. Quant à la 3, elle fait route vers Quincy-sous-Sénart, après avoir rendu, comme elle le devait, les honneurs au président du Tchad.

Les obsèques de Paul Jean, le 24 mai, sont particulièrement émouvantes. Elles se déroulent dans la cour du ministère de l'Intérieur devant un public recueilli. Des monceaux de fleurs sont arrivés d'un peu partout et, notamment, de nombreuses organisations juives de Paris.

Christian Bonnet apporte le réconfort de ses condoléances à la veuve et aux deux orphelins :

—               Soyez courageuse ! dit-il à l'épouse du brigadier-chef promu officier à titre posthume.

—               Une femme de C.R.S. est toujours courageuse, lui répond simplement Mme Jean.

Par cette phrase assez anodine, elle mettait en exergue le rôle de ses semblables dont le mari sert dans les compagnies républicaines de sécurité. Il en faut du courage à ces épouses pour supporter les départs fréquents, les séparations, l'angoisse des journées d'émeutes ou celle, plus récente, du terrorisme aveugle. Que leur mérite est grand puisqu'il leur faut aussi assumer, seules, bien des problèmes familiaux au rang desquels l'éducation des enfants n'est pas le moindre...

Dans l'après-midi du même jour, j'accompagne le ministre et le directeur général à l'hôpital Paul Brousse à Villejuif, où nous allons rendre visite à Raymond Thibert.

Nous trouvons le grand blessé en relative bonne forme. Il est ému...

Le lendemain, nouvelle atroce : une embolie pulmonaire l'a emporté.

Trois jours après, de nouvelles obsèques ont lieu…. » [trouvé sur le site polices.mobiles.free.fr]

Fête du Rail dans l'aérogare Sud.

1/1

Le LOG AVION de l'année : 1979

Un incendie se déclare dans le hangar de fret de la Lufthansa.

Un incendie se déclare à la cafétéria de l'aérogare sud (à cause d'une friteuse) au sous-sol. Se propageant au plafond, à la pharmacie, l'aérogare est évacuée et le trafic aérien arrêté.

La Caravelle F-BHRM quitte Orly pour rejoindre Lyon pour y être exposée.

Le pilote, Jean-Pierre Ravet, chef de secteur Caravelle, raconte une anecdote sur ce convoyage:

"Ce vol m'avait laissé un souvenir amusant. En effet, à Orly ce matin là, un brouillard très dense contrariait notre départ, et j'ai rejoint l'avion à la DM, au dernier moment, pour rattraper au mieux le retard, les officiels nous attendant à Lyon pour l'arrivée de la Caravelle. La prévol ayant été faite depuis longtemps par mon OMN, je suis monté directement au cockpit sans faire un tour de l'avion encore très entouré de brouillard. Vol normal vers Lyon. Descente de l'appareil devant les officiels, je découvre à ce moment là que la Caravelle est toute repeinte aux couleurs de l'Aéroport de Satolas, une décoration bien différente de celle de notre Compagnie… ! Cela m'a poursuivi pendant quelques instants, en plus de l'émotion de faire le dernier vol d'une si belle machine". (c) vieillestiges.voila.net

 
 
 
 
 

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