AEROPORT-PARIS-ORLY.COM Chronique d'un aéroport

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HISTOIRE

1980 à 1989

Mouvements avions pour l'année : 175 100

Le LOG AVION de l'année : 1980

Le Beech 99 F-BTMO de la compagnie aérienne du Languedoc s’écrase durant son approche sur Orly. VOIR PAGE ACCIDENT

Le groupe Action Directe commet un attentat contre la consigne à bagages de l’aéroport blessant 8 personnes. La bombe (2 kilos de plastic) explose à 00h49. L'attentat est revendiqué à 07h30 par un appel à l'AFP.

Le LOG AVION de l'année : 1981

Un engin explosif est découvert dans un avion de Libyan Arab Airlines.

Un incendie éclate au parking P0 sous l'aérogare Ouest à 03h00 du matin. Une vingtaines de véhicules sont détruits. Possibilité d'un attentat.

Le LOG AVION de l'année : 1982

Fermeture de la salle de cinéma d'Orly Publicis (ouverte à la création d'Orly Sud en 1961).

Le Boeing 727 YI-AGR d'Iraqi Airways est évacué d'urgence par les toboggans suite à une alerte à la bombe.

Le LOG AVION de l'année : 1983

le radar de surveillance au sol DECCA est remplacé par un radar ASTRE (bande Ku) de thomson-CSF, installé sous un radôme.

Tour de controle Orly

Le Boeing 727 7T-VEW d'Air Algérie est saisi à Orly. Le litige l'oppose à la compagnie américaine Evergreen sur le non paiement de la location de l'un de leur DC.8. Le 08 avril, l'avion était toujours bloqué.

727 Air Algérie saisi Orly

Un 747-200 d'Iran Air se déroute sur Orly. L'avion se pose à 07h40 et roule vers le 'point bombe'. L'avion est détourné par 6 moudjahidins dotés d'armes et d'explosifs et opposés au régime politique iranien. L'avion faisait Chiraz-Téhéran et avait ravitaillé à Koweit où 186 des 390 passagers avaient été libérés. Un responsable moudjahidin, Massoud Radjavi, présent en France et réclamé par Ehsan, le chef du commando, arrive à la tour de contrôle à 15h30 et arrive à convaincre les terroristes de se rendre à 17h25. Il n'y aura pas de victime parmi les 190 passagers après l'assaut du GIGN.

Dans la nuit du 12 au 13, une explosion a lieu au 2ème sous-sol du parking PA d'Orly Ouest occasionnant des dégâts importants.

Un nouvel attentat, causé par le groupe terroriste arménien Asala, éclate au comptoir d'enregistrement du vol Turkish Airlines 926 à 12h13, faisant 8 morts et 55 blessés. Cet attentat marquera le premier déclenchement du 'plan rouge'. A 15h, un appel téléphonique revendique l'attente à l'AFP. La bombe était composée de plusieurs livres de Semtex collés à une bouteille de gaz serrée dans un sac 'Équipage' placé sur un chariot abandonné devant le guichet.

                  /!\ Certaines images peuvent choquées /!\                            Procès de l'attentat 19/02-02/03/1985 (.pdf)

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article du site du Service Départemental d'incendie et de secours de l'Essonne:

 

""Le 15 juillet 1983, il est 14 heures à l’aérogare d’Orly–Sud lorsqu’une bombe explose au comptoir d’embarquement d’un vol à destination d’Istanbul. Les secours affluent, en premier lieu de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, et aussi de l’Essonne. Les secours constateront 8 décès. Récit de cette journée.

Lieutenant Christian Solle: actuel chef du CIS Montgeron et sapeur au CIS Draveil en juillet 1983 :
« Nous avons d’abord été mis en pré-alerte avant de partir pour Orly-Sud pour rallier le point de transit des secours, il y avait déjà beaucoup d’ambulances. Nous avons été orientés à l’intérieur. En entrant, j’ai ressenti une impression étrange car tout était silencieux. J’ai été un peu abasourdi, il y avait beaucoup de blessés et de secouristes, on se demandait ce qu’on pouvait faire. Notre chef d’agrès nous a dit de prendre en charge deux blessés qui avaient été impactés par l’explosion. Je me suis concentré sur ce que j’avais à faire sans savoir ce qu’il s’était réellement passé. J’étais jeune, sapeur-pompier depuis avril 1982, je ne me posais pas trop de questions. Ce n’était pas ma première grosse opération mais celle où il y avait le plus de victimes. Elle m’a marqué. »

Extraits de la presse de l'époque:
Le quotidien France Soir du 16 juillet y consacre une large place : « (…) Le plan A, systématiquement déclenché en cas d’alerte grave, d’incendie ou d’explosion, permet de faire converger (…) pompiers et matériel d’urgence (…) Le plan Rouge concerne l’opération de ramassage des victimes  (…) une armada de 46 ambulances, 56 véhicules de secours, fonce sur Orly-Sud, toutes sirènes hurlantes (…) quatre hélicoptères rouges de la Sécurité civile se posent (…) ils doivent emmener les dix-huit plus grands brûlés à l’hôpital Percy de Clamart (…) ».
Le Parisien des 16-17 juillet publie le bilan : « 5 personnes (…) ont trouvé la mort et 67 personnes ont été blessées ». Le bilan définitif sera de 8 décès.
Dans le Républicain du 21 juillet, les secours : «s’organisèrent très rapidement sous la direction du professeur Huguenard (Samu 94), du général Coupez (BSPP), du médecin-colonel Noto (BSPP) (…) et du commandant Ravat (Sdis 91) (…) Viry-Chatillon, Epinay-sur-Orge, Ris-Orangis, Longjumeau, Massy, Palaiseau, Evry, Montlhéry, Saint-Michel-sur-Orge, Chilly-Mazarin, Ballancourt-sur-Essonne, Juvisy-sur-Orge, Igny, Arpajon, Athis-Mons, Draveil (…) ». 15 centres de secours essonniens ont été mobilisés.""

http://sdis-91.fr/fr/actualites/index.php?id=189

Les LOGS AVION de l'année : Janvier / Février / Mars / Avril / Mai / Juin / Juillet / Août / Septembre / Octobre / Novembre / Décembre

Début d'une ligne Issy-les-Moulineaux-Orly-Roissy en hélicoptère. Effectué par les Dauphin F-GBEO et F-GBEP (9 places, soute 1m3). Les hélicoptères atterrissaient sur le point Hôtel et roulage jusqu'au parking C15. Le soir, les appareils étaient parqués dans les hangars d'Orly. Pas assez de client, la ligne a été arrêté en 1987.

 

Récit de Jean-Marie Potelle du site helico11.free.fr

 

""En mars 1957, une grande première était réalisée à Issy-les-Moulineaux. La Compagnie SABENA avait décidé de desservir grâce à ses hélicoptères, les principales capitales Européennes pour amener les clients à l’Exposition Universelle de Bruxelles. Paris faisait partie de ces dernières. Les S 58 effectuaient deux aller et retour quotidiens avec 12 personnes à bord. Durée du trajet : 1 heure 15 minutes. La ligne fut abandonnée faute de rentabilité. Il aura fallu 27 ans pour qu’une Société décide d’avoir une ligne régulière mais pour la desserte des Aéroports Parisiens. Cela n’était une mince affaire car nous ne sommes pas aux Etats-Unis. Après plusieurs mois de négociations (2 ans) avec le Ministère des Transports, la DGAC, la PAF, le GTA, les Douanes, Aéroport de Paris et les autorités du contrôle aérien pour qu’en 1984 le feu vert soit lancé. Air France nous a aidés en nous prêtant des bureaux à Roissy 1 et 2 et Orly Ouest et Sud et en nous  permettant d’accéder à son site Alpha 3 pour les réservations. Le cheminement fut bien étudié mais pas question d’IFR. Les appareils, deux SA 365 C1 Dauphin 2 à train à roues fixes, nous furent loués par Aérospatiale. Le F-GBEO N° 5018 et le F-GBEP N° 5043 pouvaient accueillir 9 passagers avec leurs bagages, grâce à une soute de 1 m3, et la possibilité d’en mettre derrière les quatre derniers sièges à l’arrière.

 

La qualification de type fut faite aux pilotes par Michel Anglade alors Chef pilote. Il sera remplacé par Michel Faure après son accident dans le Dakar. Tout pouvait paraître rose mais des complications sont intervenues au fur et à mesure. La première : manque de compréhension des contrôleurs aériens vis à vis de l’hélicoptère, les comptoirs mal indiqués et mal placés, pas de diffusion de messages, ni dans les aérogares ni dans les avions, pour guider les passagers vers nous. Enfin, le ravitaillement ne pouvait être effectué qu’à l’héliport ou à Orly.

 

14 rotations étaient prévues par jour avec une période repos entre 11h50 et 15h30, le trafic étant faible ; avec repos complet le week-end et les jours fériés. En ce qui concerne les pilotes, deux permanents, après avoir volé 1 heure et demi, se relayaient à tour de rôle. Départ Issy vers Orly puis Roissy soit 22 minutes de vol. Les premiers temps les appareils décollaient même à vide mais par la suite, les Dauphins ne décolleront qu’à condition d'avoir au moins un passager à bord.

Faisons un vol ensemble si cela vous intéresse...

Installation des passagers à bord, mise des bagages dans la soute, signature par le pilote du carnet de masse et centrage. Après vérification de la sécurité aux abords de l'appareil, demande sur 118,50 Mhz l’autorisation de mise en route  des moteurs ARRIEL 1 C. Ensuite décollage soit en 25 ou en 07, montée en tournant autour de la Tour EDF jusqu’à 1500 ft QNH pour rejoindre le périphérique Sud. On quitte la fréquence à Gentilly pour passer avec Orly sur 118,70 Mhz. A Pont d’Orly, on entame la descente pour arriver vers le seuil 21. Vol en stationnaire et contact avec le sol 121,70 Mhz pour rejoindre le point Hôtel sur la bande gazonnée et contact radio pour rejoindre, en roulant, Charlie 15 situé à l’extrémité Est en face de l’Aérogare Sud. Débarquement et embarquement des passagers amenés par notre navette. Puis procédure radio inverse pour repartir vers Roissy. Recontact avec Issy-les-Moulineaux à Gentilly que nous quitterons à Bagnolet pour nous signaler depuis Rosny au Bourget sur 119,10 Mhz. A Blanc Mesnil, on change  pour passer avec Roissy sur 119,25 Mhz. On suivra le Canal de l’Ourq jusqu’à Mitry Mory pour demander l’autorisation de couper l‘axe 10/28 pour aller nous poser en Hôtel 2 à l’extrémité de l’Aérogare B. Par la suite, nous nous poserons en Hôtel 3 pour les vols de nuit non loin du Concorde vers l’Aérogare A. La procédure inverse sera utilisée pour rejoindre Issy-les-Moulineaux.

 

Après 20 h 30, les appareils regagneront les hangars d’Orly pour l’entretien journalier et la préparation pour le lendemain.

Tout ceci était compliqué et vers la fin de la ligne l’appareil ne redécollait  qu’avec des passagers  et donc le pilote restait en stand-by en attendant et lors des rotations le Dauphin ne passait par Issy que si il y avait un passager à prendre ce qui faisait Roissy Orly en 15 minutes.

 

Un problème que nous avions à Charles de Gaulle était que lorsque l’on demandait l’autorisation de couper l’axe il y avait un appareil en longue finale et la tour nous imposait un stand by jusqu’à son posé et les clients n’appréciaient pas du tout. Les navettes automobiles étaient hors Douane, donc obligation de remonter dans les aérogares et d’emmener les clients jusqu’à leur comptoir d’embarquement. La météo nous a joué aussi quelques mauvais tours car les minima étaient respectés à la lettre par les contrôleurs et surtout la nuit.

 

En bref ce fut une belle aventure que seules quelques compagnies croyaient durables ce fut d’abord UTA qui inclut le transfert dans le billet première puis TWA, American Airlines et quelques autres. Mais en 1987 nous avons ramené les Dauphins à Marignane. Nous avons eu dans la clientèle des noms connus : Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Michel Leeb, Lino Ventura, Gérard Depardieu, Rock Hudson, Thierry Sabine et entre autres Charlène Tilton, le "petit monstre" de Dallas!

Voilà pour cette histoire que peu de gens connaissent. Y avoir participé m’a laissé d’excellents souvenirs et j’y croyais fort seulement nous ne sommes pas aux USA où les Sociétés de ce type sont financées par de gros transporteurs.""

Le Boeing 737-200 F-GBYH d'Air France effectuant le vol Francfort-Paris est détourné par 3 pirates de l'air exigeant la libération des 5 membres commandos qui avait tenté d'assassiner Chapour Bakhtiar dont le terroriste Anis Naccache. L'avion atterrit d'abord à Genève, repart à 19h43 pour Beyrouth puis Larnaca et terminera à Téhéran. Après 2 jours de prise d'otages, les pirates libèrent les 46 otages et tente de faire exploser l'avion. Le 2 août à 13h20, ils détruisent une partie du cockpit à l'explosif et se rendent aux autorités iraniennes après que les israéliens acceptent de libérer un certain nombre de détenus dans les camps de prisonniers d'Atlit.

Retour à Orly des passagers et membres d'équipage du Boeing 737-200 F-GBYH d'Air France qui effectuait le vol Francfort-Paris du 31 juillet. L'avion a été réparé et revient en vol dépressurisé avec un trou dans le fuselage.

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Le Mercure F-BTTD d'Air Inter effectuant un vol entre Orly et Nîmes est le premier en France a être effectué par un équipage 100% féminin.

Un Boeing 707 MEA effectuant le vol ME711 à destination d'Orly, est détourné à son départ à Beyrouth. L'avion ira à Larnaca avant de revenir à Beyrouth. 1 passager sera tué.

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Ouverture du Hall 4 de l'aérogare Ouest.

Un Boeing 747 d'Air France rentre de Dakar après le rallye Paris-Dakar avec à son bord l'hélicoptère Ecureuil d'Héli-France F-GFED.

La carcasse du Constellation F-BHBK servant à l'entrainement est détruite et remplacée par une Caravelle (F-BYAI Aerotour?)

Arrivée de 2 otages détenus au Liban, Philippe Rochot et Georges Hansen. Ils arrivent dans un Falcon 20 du Glam à 20h05.

Arrivée de 2 otages détenus au Liban par l'OJR, Camille Sontag et Marcel Coudari. Ils arrivent dans un Falcon 20 (268 / F-RAEF) de la République Française et sont accueillis par Jacques Chirac.

Le Beech 99 D-IEXA d'Extra Executive Transport est endommagé au sol. VOIR PAGE ACCIDENT

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Ouverture de la zone d'activité d'Orlytech.

Les LOGS AVION de l'année : Janvier / Février / Mars / Avril / Mai / Juin / Juillet / Août / Septembre / Octobre / Novembre / Décembre

A 07h37 le Fairchild 227 F-GCPS de la TAT effectuant le vol Nancy-Paris Orly disparaît sur les écrans des radars de contrôle d'Orly. L'avion a littéralement explosé au sol. VOIR PAGE ACCIDENT

Le Concorde F-WTSA aux couleurs d'Air France est transféré du parking P7, où il était arrivé le 20 mai 1976, vers le nouveau Musée Delta (Athis-Paray Aviation) situé au sud de la piste 02/20.

Les LOGS AVION de l'année : Janvier / Février / Mars / Avril / Mai / Juin / Juillet / Août / Septembre / Octobre / Novembre / Décembre

Une station radar autonome prototype secondaire 'mode S' (dérivée d'un radar RSM870) est installée sur un nouveau pylône.

Parution d'un décret dont l'article 6 mentionne "L'aéroport de Paris devient la dénomination : Aéroports de Paris".

L'Airbus A300 F-BVGO d'Air France, effectuant le vol Orly-Alger est détourné par un algérien expulsé de France. Il menace de faire exploser une bombe si l'avion transportant 115 passagers et membres d'équipages ne l'emmène pas à Tunis. Le vol se voit refuser l'autorisation d'atterrir à Tunis et se rend à Alger. Le pirate de l'air se rend pacifiquement aux autorités algériennes. Aucune arme ou explosif n'est trouvé.