HISTOIRE

1940 à 1944

Le LOG AVION de l'année : 1940

Les avions de la DALAC (Division des Avions de Liaison de l'Administration Centrale) quittent Orly pour être basés à Buc et Brétigny.

Arrivée de l'escadrille GC III/7 sur Morane 406.

Arrivée du groupe de reconnaissance 2/33 (GR II/55) équipé de Bloch 174 et Potez 63.

Le capitaine Antoine de Saint-Exupéry s'envole d'Orly aux commandes d'un Bloch 174 n°24 afin de survoler à 700 mètres d'altitude, les divisions blindées allemandes entre Arras et Douai afin d'en déterminer les positions pour permettre à l'armée française de déclencher une contre-attaque.

 

Équipage: Capitaine de Saint-Exupéry, pilote; lieutenant Dutertre, observateur; sergent André Mot, mitrailleur, sur Bloch 174 /nº 24. 

Reconnaissance à moyenne altitude avec protection de la chasse et prendre si possible des photographies. 
Itinéraire : Orly, Meaux, prendre la chasse, puis Compiègne, Rosières-en-Santerre, Bry-sur-Somme, Albert, Arras (2), Douai et retour. 

Saint-Exupéry est perplexe :

Je me dis : « Mission sacrifiée. » […] Quand une mission est facile, il en rentre une sur trois. Quand elle est un peu « embêtante », il est plus difficile, évidemment de revenir. Il nous faut demeurer bien visibles, et offrir ainsi au tir allemand une cible pour écoliers. Sept cents mètres est une altitude interdite. On sert de point de mire à toute une plaine. On draine le tir de toute une armée. On est accessible à tous les calibres. On demeure une éternité dans le champ de tir de chacune des armes. Ce n’est plus du tir, c’est du bâton. C’est comme si l’on défiait mille bâtons d’abattre une noix.

 

Saint-Exupéry est sans illusion quant à l’exploitation des renseignements qui pourraient être obtenus lors de sa mission, s’il en revient :

On ne tiendra aucun compte de nos renseignements. Nous ne pourrons pas les transmettre. Les routes seront embouteillées. Les téléphones seront en panne. L’état-major aura déménagé d’urgence. Les renseignements importants sur la position de l’ennemi, c’est l’ennemi lui-même qui les fournira.

Avant de partir, il reçoit d’ultimes renseignements sur l’activité de la chasse ennemie dans la zone qu’il va survoler et qui risque de l’empêcher de passer :

Parce qu’il y a trois missions de chasse allemande qui se relaient en permanence au-dessus d’Albert. L’une à six mille mètres, l’autre à sept mille cinq, l’autre à dix mille. Aucune ne quitte le ciel avant l’arrivée des remplaçants. Ils font de l’interdiction a priori.

 

Pour le pilote, le moment de vérité est arrivé :

J’ai tous les droits car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.

 

Après avoir décollé d’Orly, le capitaine de Saint-Exupéry et son équipage se posent à Meaux où sont basés les avions de chasse Dewoitine D-520 qui doivent l’escorter. 9 D-520 et le Bloch redécollent et se dirigent vers Arras :

Le temps était noir et bouché. […] A Compiègne, rencontre d'un grain. A Albert, des avions sont rangés devant les hangars, quelques éléments de tranchées. Bientôt, six Messerschmitt viennent sur nous. Les camarades attaquent et les attirent pour que je passe. Pape et le troisième sont descendus, tués. Schneider reste seul, prend tout le choc et saute en parachute de son avion en flammes. Je peux passer.

L’observateur, le lieutenant Dutertre, aperçoit alors Arras :

La ville flambe, là, devant moi […] Il ne faut pourtant pas que je me laisse entraîner par ces feux ; je ne suis pas venu là pour recevoir l’horrible vision d’une ville qui s’anéantit, mais pour essayer de démêler l’écheveau du combat qui s’y livre. Soucis superflus car étalés comme dans un magasin de jouets, je découvre avec un choc au cœur à 2 km devant moi, un peu au sud de la ville, les centaines de chars d’une Panzer qui attaque en force. Ils sont serrés, à peine moins qu’un troupeau dans un champ et semblent vouloir déborder la ville par l’ouest.

 

L’apparition de l’avion français déclenche le feu de la Flak allemande :

C’est le classique mur des trajectoires, les éclairs et le bruit des explosions. Tout cela sur un fond de nuages noirs. Dix, douze, treize secondes et l’avion n’est pas encore touché ; nous fuyons, nous allons échapper. Non, une explosion bien plus forte que les autres soulève l’appareil, le déséquilibre ; l’angoisse n’a pas eu le temps de me piquer le cœur que déjà le Bloch s’est rétabli, mais il a fait un bond ascensionnel et nous sommes dans le coton.

 

Un réservoir d’huile est crevé. La position de l’ennemi étant repérée, Saint-Exupéry fait demi-tour et regagne Orly. Sur le chemin du retour, il doit à nouveau affronter la DCA, cette fois française, beaucoup plus faible, mais qui tire sur tout ce qui vole : « Nous avons connu le déluge. Le tir antiaérien n’est, chez nous, qu’une pluie de printemps. »

La mission a duré 1 h. 40 à une altitude variant entre 300 et 50 m. © Revue Guerre Guerres mondiales et conflits contemporains 

Le capitaine Antoine de Saint-Exupéry s'envole d'Orly aux commandes d'un Bloch 174 n°22.

 

Équipage: Capitaine de Saint-Exupéry, pilote ; lieutenant Azambre, observateur ; 2ème classe Blondel, mitrailleur, sur Bloch 174 /nº 22. 
Reconnaissance photographique à haute altitude.
Itinéraire: Orly, Tergnier, Péronne, Amiens, Abbeville, Orly. Mission photographique pleinement réussie, sans histoire. Durée : 2 h. 20. Altitude : 9.600 mètres.

Départ de l'escadrille GC III/7 sur Morane 406.

OPERATION PAULA

 

Les objectifs de l'opération ne sont pas clairement définis, s'agissant de détruire tous les aérodromes et usines de fabrication d'avions autour de Paris. Initialement prévue pour le 30 mai, l'opération est reportée au 3 juin en raison du mauvais temps. Elle est compromise par les services de renseignement britanniques qui ont réussi à décoder les messages de l'« invulnérable » machine Enigma  et ont averti les Français des intentions allemandes en fournissant notamment l'ordre de bataille aérien allemand et la liste des aérodromes que les Allemands prévoient de bombarder. Face à cette menace, 120 avions français (contre 60 en temps normal) sont placés en alerte pour être prêts à décoller. Malgré cela, la Royal Air Force ne se déploya pas pour apporter un soutien aux Français.

Une quarantaine de Heinkel 111 allemands bombardent Orly. Une 'centaine' d'avions civils sont épargnés car enfermés dans un des hangars à dirigeable. 5 Dewoitine 520 sont détruits.

Bombadement Orly 03/06/40

Témoignage d'un matelot de l'EGAM d'Orly Ernest MARTIN:

"Personnellement le 3 juin 1940 à 13H15 c’est moi, sur l’ordre du Capitaine de Vaisseau Bonnot qui se trouvait derrière moi, qui ai actionné la sirène d’alarme. La DAT nous annonçait environ 200 bombardiers se dirigeant vers nous. Avec le Commandant nous sommes descendus à l’abri souterrain où nombre d’Officiers arrivaient en même temps que les bombes commençaient à pleuvoir. La DCA, des 90 marine, tirait rageusement ; quand nous sommes remontés, le centre militaire, le centre radio étaient écroulés et d’un bloc sortait le bras de l’ingénieur Cochin. A la DCA un matelot nommé EVIN, de ce service était allongé mort près de la bordure du trottoir . Nous avons eu à déplorer la perte du LV LEROUX et plusieurs matelots dont le Sans Spécialité LOMACHE qui était de garde aux essences. Le terrain était labouré, cependant quelques jours plus tard le Jules Verne atterrissait (un miracle).

Les télégraphistes le QM ROGER et le matelot VALLERY étaient restés à leurs postes malgré l’intensité du bombardement et la voiture du Commandant qui brûlait sur le trottoir juste au dessous, le QM ANDRAULT dans le centre radio était gravement blessé.

A partir du 3 juin 1940 l’étendue des destructions rendait tout travail sérieux impossible . Il fallu dégager les morts et envisager alors le repli sur Rochefort où le Capitaine de Frégate se trouvait déjà dans un veil arsenal." (c) Ernest MARTIN via anciensmarins.fr

Le Farman NC223.4 F-ARIN "Jules Verne" militarisé (opérait pour la Poste) se pose à Orly après le succès du premier raid d'un bombardier française sur Berlin. Pour l'occasion, l'avion était couvert de peinture noire pour être moins visible de nuit. L'avion fait un fuel stop avant de continuer sur Lanvéoc. Quelques heures après, Orly fût bombardé.

La marine débute son transfert à Rochefort suite à l'arrivée des allemands en région parisienne. Les quelques avions encore en état partent vers le sud et une quarantaine de véhicules à Rochefort. La base marine d'Orly servait de réception, stockage, convoyage, transit pour les avions, section d'entraînement du personnel 'Aéro' et d'entrepôt général. Elle sera officiellement fermée le 14. 

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Les allemands s'emparent du terrain. Une douzaine de canons de 88 anti-aériens sont installés. Une Tour de contrôle est construite.

Présence des Bf.109E de l'escadrille Jagdgeschwader 21 (JG21)

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L'escadrille Kampfgeschwader 51 (KG51) sur Ju.88A arrive à Orly (Gruppe I du 18/06/40 au 01/08/40, Gruppe II du 24/08/40 au 12/04/41?).

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3 JU.88 de la KG51 décollent d'Orly entre 14h45 et 15h15 pour une mission de reconnaissance sur Bristol et attaque du port de Portishead. Début juillet 1940, le barrage de ballons commence à subir des dégâts et à subir des pertes lors d'attaques aériennes ennemies. Le 3 juillet 1940 à 17h15, trois Junkers Ju 88 du II / KG 51 basés à Orly près de Paris ont attaqué ce qu'ils ont identifié comme étant les installations du port de Portishead, où 12 ballons de barrage ont été identifiés. Le 92e Escadron à Avonmouth a toutefois signalé que des bombes avaient été larguées entre les sites 27/8 et le quartier général de vol 'C'. Les fenêtres ont été endommagées au siège et dans les baraques des sites 27/8 et 27/9. Plusieurs aviateurs ont été légèrement blessés par des éclats de verre et en se jetant par terre sur le site de la ferme Cowley.

Un JU.88 s'écrase à l'atterrissage.

9 JU.88 de la I/KG51 décollent d'Orly à 22h00 ayant pour cible un dépôt de carburant à Avonmouth et Portishead. Portishead sera touché ainsi que des éclairages (du ciel) et des canons anti-aériens près de Bristol. 2 avions sont perdus.

Le JU.88 9K-FT de la Luftwaffe atterit sur le ventre cause mauvaise météo (pilote Heinrich Höchstetter)

Un JU.88 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage.

Le soir, des JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly pour bombarder l'usine de Bristol Aeroplane Company à Filton (attaque de 22h à 23h40).

63 Junkers 88 quittent Melun, Orly et Etampes vers 11h30 pour bombarder le port de Portsmouth et le radar de Ventnor.

Des JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Liverpool.

6 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly ayant comme objectif Bristol (attaque de 22h15 à 23h15). 21 appareils (sur 31 déployés), partis de différents aérodromes français, participent à cette attaque.

5 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Bristol. Un total de 47 avions participent à cette attaque.

Les JU.88 participent au bombardement de Londres.

Bombardement Londres 1940 - Orly

Le JU.88 882135 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage et termine sa course dans le JU.88 882201.

Le maréchal Hugo Sperrle décore des hommes de la KG51 de la Croix de fer dans l'un des hangars à dirigeable lors d'une parade.

Les JU.88 participent au bombardement de Coventry.

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10 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly avec comme objectif Bristol (attaque de 21h39 à 22h20). 135 avions (sur 148 déployés), paris de plusieurs aérodromes français, participent à cette attaque.

Présence de la Kurierstaffel 110, unité de liaison (Fi.156, Ju 52?).

7 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Bristol (attaque de 20h50 à 21h35). 67 avions (sur 80 déployés), partis de plusieurs aérodromes française, participent à cette attaque.

Un JU.52 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage (pilotes Herbet Hames / Martin Höhndorf).

Le LOG AVION de l'année : 1941

3 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly. 2 attaquent l'objectif secondaire Portishead (attaque de 19h10 à 19h15).

5 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly. 4 bombardent Bristol (attaque de 23h55 à 00h14). 126 appareils (sur 178 déployés) partis de plusieurs aérodromes français, participent l'attaque d'Avonmouth et 15 sur l'objectif secondaire Bristol.

3 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly avec comme objectif secondaire Bristol (attaque de 23h45 à 00h06). 57 appareils (sur 76 déployés) partis de plusieurs aérodromes français participent à cette attaque. 

L'escadrille Kampfgeschwader 51 (KG51 "Edelweiss") avec ses bombardiers Junkers Ju.88A quittent le terrain d'Orly.

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Le LOG AVION de l'année : 1942

Après être resté un aérodrome de secours, ré-armement, réparation d'avions, il reprend un rôle d'interception pour la campagne 'défence du Reich' avec l'arrivée de l'escadrille Zerstorerschule 2 (ZG 2) avec des Messerschmitt Bf.110 d'interception.

Le terrain s'étend sur un périmètre d'environ 18 km et s'étend: au Nord, jusqu'à la route départementale n°64 reliant Rungis à Orly; au Sud, jusqu'au chemin vicinal n°1 reliant la route nationale 7 au vieux village d'Athis; à l'Ouest, en bordure de la RN 7; à l'Est, jusqu'aux premières maisons des communes d'Athis-Mons, Ablon, Villeneuve-Le-Roi et Orly. 

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Le LOG AVION de l'année : 1943

Arrivée de l'escadrille Sturzkampfgeschwader 102 (Gruppe I et II, 1./STG.102, 2./STG.102) sur JU.87.

Arrivée de l'escadrille Jagdgeschwader 105 (Gruppe II, 2./JG105).

Arrivée de l'escadrille Schlachtgeschwader 101 (Gruppe II, 2./SG101) sur Hs.129, Ar.96, Fw.190.

Départ de l'escadrille 2./JG105.

1943 - 19 mai - vue aerienne.jpg

L'escadrille Sturzkampfgeschwader 102 STG.102 est renommée Schlachtgeschwader 102. Le Gruppe I, 1./SG102 reste sur Orly avec des Fw.190.

Départ de l'escadrille 1./SG102 de la Luftwaffe.

Le Messerschmitt Me.410 A-38 de la Luftwaffe se crashe.

Le LOG AVION de l'année : 1944

Une petite histoire d'une Jeep américaine n° 136 utilisée à Orly racontée sur le site Milinfo

 

"Voici un bref résumé de l’histoire de cette jeep exposée au JEEP MOTOR VILLAGE par Denis LE PRIOL de JEEP VILLAGE.

 

Après la réquisition de ses champs par la Luftwaffe autour d’Orly, Monsieur THUREAU alors agriculteur dans la région parisienne, récupéra l’intégralité de ses terres avec la libération. Sauf qu’il n’avait plus de moyen agricole pour labourer et devant l’impétuosité du petit 4x4 dont se servaient les américains sur la base de l’Air Force d’Orly, Monsieur THUREAU jeune, décida d’aller demander une jeep aux troupes américaines!

Devant un premier refus, l’accord ne se fut pas attendre quand le général commandant la base s’en mêla et après négociation de deux caisses de champagne, il put repartir avec ce qui était pour lui, un futur tracteur agricole en puissance et qui servit pendant de longues années. Avec en plus le carburant qui coulait à flot sur la base et dont il n’eut jamais à payer la moindre goutte, tant il « dégueulait » hors de la goulotte de remplissage !!!

Seule demande du général, était d’effacer tous marquages pouvant l’identifier à l’appartenance de la base.

J'ai eu la chance de rencontrer Monsieur THUREAU, pour qui j’ai une pensée encore émue, bien que décédé à ce jour et qui a eu l’intelligence de faire don de sa jeep historique, à Denis LE PRIOL, gérant de JEEP VILLAGE mais grand collectionneur aussi de ces 4x4. C’est d’ailleurs dans les ateliers de JEEP VILLAGE qu’elle fut complètement restaurée d’après les photos époques prêtées par Monsieur THUREAU. - Jérôme Hadacek"

L'histoire plus complète est parue dans le magazine '4x4 Story' numéro 48 publié en 2013 (sujet 'La Jeep de Monsieur Thureau' sur 5 pages)

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3 HS.129 de la Luftwaffe se crashent.

Le B-24 42-52293 de l'US Air Force se crashe (équipage ayant sauté).

Départ de l'escadrille 2./SG101 de la Luftwaffe.

Des Ju.88 de la II/KG30 et III/KG30 décollent d'Orly pour attaquer le port de Bristol. 116 avions (sur 139 déployés) partis de plusieurs aérodromes de France participent à cette attaque. 1 Ju.88 du Gruppe II sera perdu et 1 du Gruppe III.

Bombardement par des B-17 américains.

Des Ju.88 de la St/KG30, de la II/KG30 et de la III/KG30 décollent d'Orly pour attaquer le port de Bristol. 93 appareils (sur 117 déployés), partis depuis plusieurs aérodromes français, participent à cette attaque.

Mission sur Bristol avec le JU-88 (144501) 4D+FM

histoire tirée du site www.aircrewremembrancesociety.co.uk / Traduction Google

L'équipage: Pilote: Rudolf Detering, Observateur: Johann Agten, Radio: Walter Kempter, Mitrailleur: Helmut Trauwald.

Témoignage de Walter Kempter:

"Le matin du 23 avril 1944, les équipages de bombardiers de la Luftwaffe des Stabs Schwarm et trois membres des II et III Gruppe de l'escadrille KG30 ont pris l'avion depuis leur base de Bad Zwischenahn pour se rendre à l'aéroport français de Paris / Orly. Immédiatement après l’atterrissage, les mécaniciens et les équipes au sol se préparaient à faire le plein et à réarmer les Junkers Ju 88 en prévision de la mission de nuit en Angleterre.

Vers 16 h 30 ce dimanche après-midi, le commandant du IIe Groupe, le major Pflueger, a informé en détail les jeunes équipages d’aéronefs rassemblés. Leur cible était simplement décrite comme "La ville de Bristol". La zone à attaquer serait marquée par un carré de feux à éclats rouges et blancs, largués par un avion Pathfinder. La voie tracée pour le II Gruppe était de relier Paris / Orly à Guernesey, lieu de rendez-vous et premier tournant, puis jusqu'au second tournant, l'embouchure de la rivière Usk. Le bombardement devait avoir lieu dans une direction nord-sud; les bombes devaient être larguées à une altitude de 16 000 pieds, puis, après l’attaque, tout retourner à Orly. Les charges à la bombe préparées par les équipes au sol pour le raid sont les suivantes: 2 conteneurs incendiaires AB 500, dont l'un contient des IIB ordinaires de 1 kilo munis de nez explosifs (IBEN), ainsi que dix autres bombes incendiaires au phosphore de 50 kg. Lors du briefing, un équipage avait écouté attentivement leur commandant; il avait déjà effectué plus de 20 missions et portaient tous le badge de la Croix de fer 1ère classe et le badge des 20 vols de guerre en bronze. Ces quatre jeunes hommes avaient des liens étroits, mais ils ne savaient pas qu’un d’eux mourrait la vie au cours de l’opération de cette nuit.

Leur avion pour cette mission était le 4D+FM, un Junkers Ju 88A-14, Wnr.144501. À 23h50 - 00h10, environ 15 à 20 avions de la compagnie II / KG30 ont décollé d’Orly entre 1 et 2 minutes d’intervalle, le 4D+FM étant le 7e du groupe en vol.

Uffz. Detering s'est dirigé sur le parcours prescrit, volant d'abord entre 400 et 800 mètres d'altitude jusqu'à un point situé dans la région de Caen. De là, leur Ju 88 a progressivement pris de la hauteur. Guernesey a été atteinte à 1 h 15; au moment où elles ont atteint la côte près de Weymouth, elles ont atteint une altitude de 6 000 mètres. Le reste de l'équipage s'installa dans ses positions pertinentes et se concentra sur le ciel nocturne à la recherche des combattants de nuit de la RAF. A aucun moment ils n'ont vu d'autre avion du Gruppe, ils étaient seuls!

Le 24 avril, à 01h10 (HNR), un Mosquito XVII / A1 (serial HK355, code "VA - T") du No.125 Squadron, s'apprêtait à décoller pour une sortie d'interception nocturne de la RAF Hurn. GCI Sopley avait un repère sur un aéronef ennemi entrant se dirigeant sur un cap à l'ouest de l'Angleterre. L’équipage enthousiaste s’est précipité vers son appareil. Il s’agissait d’un équipage très expérimenté, le S / L Eric Barwell DFC, un ancien combattant depuis 1940 avec cinq avions ennemis détruits et son fidèle navigateur, le F / L David Haigh. On leur a ordonné de mettre en orbite le secteur R où de nombreux projecteurs ont été aperçus au loin le long de la côte sud, en direction du pays occidental. Les lumières des projecteurs ont été vues à travers le bas stratus, elles se sont envolées vers leur cible. Pendant ce temps, Uffz. Detering et son équipage ont passé la côte sud, l'opérateur radio Uffz Walter Kempter raconte l'histoire…….

Sur la côte sud de l’Angleterre, nous avions prévu des tirs nourris par les AA, mais étrangement, nous nous attendions bien entendu aux combattants de nuit de la RAF. J'étais en alerte, mais je n'en ai vu aucune, pas plus que mes trois camarades. Nous avons perdu une certaine hauteur à environ 4 000 mètres et avons commencé à emballer des paquets de bandes de papier argentées de Duppel au cas où nous aurions été détectés par le radar britannique. Soudainement et de manière inattendue, j'ai senti un choc violent contre notre machine, puis une masse de flammes brûlante. Nous avions été touchés par un combattant de nuit! Comme vous pouvez probablement l’imaginer, dans une situation aussi terrifiante, vous n’avez pas le temps de parler. Sans hésitation, j'ai déverrouillé la sortie de secours et immédiatement relâché, ne craignant pas d'être toujours connecté au poste sans fil ni à l'équipement d'oxygénothérapie. Une fois sorti de l’aéronef, j’ai compté 21 à 30 secondes avant d’ouvrir mon parachute. Je devais être dégagé de l'avion en flammes. Dans quel ordre nous avons tous quitté l'avion, je l'ignore, mais la réglementation en vigueur stipule qu'en cas d'urgence, l'opérateur radio lâche la partie arrière de la verrière et le saut, suivi du navigateur, du pilote et du mitrailleur.

Je me souviens avoir ressenti une sensation de calme alors que je flottais dans les airs, c'était en quelque sorte merveilleux. Au-dessus de moi le ciel nocturne, sous moi la Grande-Bretagne enveloppée dans l'obscurité totale. Un nouveau chapitre de ma vie va maintenant commencer, un avenir incertain est devant moi et j'étais enclin à prier. J'ai cherché mon parachute ci-dessus, interrompant mes pensées et me ramenant à la réalité. Mon parachute a été partiellement endommagé, déchiré à deux endroits. Je suis immédiatement devenu terriblement effrayé, mais heureusement la goulotte ne s'est plus déchirée. J'espérais bientôt atterrir sur "la terre mère". Je ne pouvais pas percevoir la distance au sol car il y avait une brume qui devait se situer à environ 2 à 300 mètres du sol. Alors que je flottais dans la brume, j'ai retiré mon pistolet de signalisation et tiré un coup vers le sol pour tenter de préparer mon atterrissage. En tirant, j'ai immédiatement pris conscience de la boule de feu qui rebondissait. C'était le sol et je me suis retrouvé sur le sol britannique. J'étais indemne, sauf une légère entorse au pied gauche. Mes pensées sont revenues de mes camarades, sont-ils sortis à temps ou ont-ils péri!

[...]

Les restes d'Uffz. L'avion de Kempter s'est cassé dans les airs au-dessus de Manor Farm, Hill Deverill, un petit village au sud de Warminster, dans le Wiltshire. L'épave du Ju 88 a été complètement brûlée après avoir explosé dans les airs près de Manor Farm. Les pompiers du NFS de Warminster ont fait un excellent travail pour calmer une grave explosion d’incendie provoquée par la chute de bombes phosphatées dans une ferme occupée par le capitaine Booth. Manor Farm a eu une évasion miraculeuse, l'avion passant à basse altitude et s'écrasant dans les champs adjacents à la ferme. Une paille de 70 tonnes a été complètement éviscérée après avoir été détruite en moins d’une demi-heure. Les restes du Ju 88 étaient un four en feu, mais le NFS a contrôlé ce problème en utilisant un barrage mobile en mousse. Il était en effet heureux que le village ait été épargné par l’horreur de la destruction totale qui aurait facilement pu se produire si l’avion était tombé au milieu des maisons. Un avertissement a été émis pour ne pas toucher aux bombes ou à tout autre objet trouvé sur le sol après l'accident. [...]" © http://www.aircrewremembrancesociety.co.uk/styled-15/styled-21/styled-113/index.html

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7 bombardements alliés ont lieu dont ceux de mai qui détruisent les 2 hangars à dirigeables.

Des Ju.88 de la II/KG30 décollent d'Orly pour bombarder Bristol. 68 avions (sur 91 déployés), partis de différents aérodromes français, participent à cette attaque (01h50-2h25). 2 Ju.88 de la II/KG30 seront perdus dans la mer.

ne mission photo est ensuite opéré par la Luftwaffe pour photographier le résultat des bombardements de Bristol.

Une mission de l'USAAF était prévue comme objectif l'aérodrome d'Orly. En raison de mauvaises conditions météorologiques, elle a été annulée.

Une mission de l'USAAF était prévue avec le 322nd squadron (briefing 268) mais a été annulée

Bombardement dans la nuit du 18 au 19 par 17 Mosquito anglais.

MISSION 367 du 8th Air Force

 

Cette mission avait pour cibles Berlin, Melun, Orly, Creil, Pix.

490 B-24 Liberator américains ont bombardés Orly et Melun. 151 Bombes touchèrent Orly. 33 furent endommagés sur la totalité des 490 B-24 attaquants la région parisienne. Ces avions étaient escortés par des P-38, P-47 ou P-51.

 

Quelques escadrons de bombardiers ayant pris part à cette mission de la 8th Air Force:

 

* 389th Bomb Group: Mission 105 avec les B-24 (44-40247 "Homing Pigeon"(?), 42-100281 "Naughty Norma",...)

* 446th Bomb Group: Mission 75 avec 34 B-24 ayant lâchés 108 tonnes de bombes.

* 453th Bomb Group: Mission 59 avec 32 B-24 transportant 96 tonnes de bombes.

Témoignage tiré du journal personnel du Sergent J. Kirk Varner:

24 mai 1944 - Charge de bombe: (5) 1 0001 b. Bombes à usage général, (2) 455 lb. Grappes Incendiaires

Heure de vol: 06h10

"Aujourd'hui, nous sommes allés chercher un aérodrome à Orly, en France, à environ cinq miles au sud de Paris. Nous devions bombarder deux ateliers d'usinage situés à l'une des extrémités de l'aérodrome. Nos bombes ont été très bonnes. Nous les avons assommés mais bon. The Jerry vomissait à peu près bien la flak. Pas de chasseurs.

Remarque: nous avons remplacé un équipage qui s'est écrasé au décollage (jamais décollé)Nous avons également eu du mal à décoller du sol avec tout le chargement de bombes.

L’appareil que nous pilotions était l’un des plus anciens modèles «H» du 704e Squadron. Lorsqu'un nouvel équipage est affecté à un escadron, il semble qu'il vole tous les tas de déchets pendant ses dix premières missions. Si vous faites les dix premiers, vous obtenez un meilleur avion. Ce matin, nous avons roulé pour décoller. Démarrer les moteurs pour le contrôle de 'mag' et avons attendu l'autorisation de décoller. Nous avons roulé sur la piste, mis pleine puissance et descendu la piste. (Je me suis toujours tenu entre le pilote et le copilote au décollage pour pouvoir vérifier les instruments moteur - ainsi que l'horloge.)

Remarque: en Angleterre, il y avait un temps couvert à peu près tout le temps, alors quand nous avons décollé, nous avons volé droit devant nous pendant trois minutes, puis nous avons commencé à monter en spirale pour nous rendre à notre point de rassemblement pour la formation.

Revenons à notre décollage: Norm Freeman, co-pilote, dicterait la vitesse à Buzz, notre pilote, afin qu'il puisse nous garder tout droit sur la piste. Nous avons atteint 90 km / h et aucun signe de décollage. La bande jaune montait vite. Le capitaine a tiré sur les commandes, mais notre avion a tout simplement rebondi. Nous étions tous pressés d’aller au maximum de la puissance militaire et avons à peine passé les arbres au bout de la piste. C'était un signe pour notre première mission. © aviationmuseum.net

Témoignage tiré du journal personnel du navigateur Bernard L. Prueher (navigateur sur le B-24 42-100281 "Naughty Norma"):

"Debout à 01h30, briefing à 02h30, décollage à 05h00. Charge 7 bombes de 1000 lb. G.P. Gas 2300 Ship R +. Une autre bonne mission, tout s'est déroulé comme prévu, de bons résultats de bombardement, bien planté dans l'aérodrome qui était pratiquement dans la ville. Mon premier regard sur Paris. Flak lourde en ville mais nous n'avons pas été touchés. La porte de la tourelle du nez se brisa de nouveau en traversant le même moteur que la mission précédente et causant les mêmes dégâts." © hrhodes.com

MISSION 359 du 8th Air Force

 

Cette mission avait pour cibles Orly, Villacoublay, Reims et Liège en Belgique. Orly est touché entre 10h-10h30.

 

190 Boeing B-17 américains ont pris part au bombardement d'Orly et Villacoublay. 90 Bombes touchèrent Orly. Ces avions étaient escortés par 146 P-38, 177 P-47 ou 334 P-51 et 296 chasseurs du IX fighter command. Sur les bombardements parisiens, 4 B-17 ont été gravement endommagés et 48 touchés. 20 militaires ont été tués et 6 blessés.

Différents escadrons (parmi tant d'autres) de bombardiers ayant pris part au bombardement d'Orly ce jour:  

 

* 92rd Bomb Group: Mission 120?

* 303rd Bomb Group: Mission 156 (composé du 360th Bomb Squadron et 427th B.S.) avec 12 B-17 + 2 en secours larguant 72 bombes (6 par avion).

360 B.S.: 42-31997, 42-97329 "Flak Hack", 42-107097 "Sweet Melody", 42-31340 "Miss Liberty", 42-97841 "Banshee", 42-107048, 42-38050 "Thunderbird";

427 B.S.42-97391, 42-31483 "Bonnie B", 42-102569 "Miss Lace", 42-31423 "Jigger Rooche", 42-97096, 42-102432 "Tiny Angel", 42-39885 "Sweet Rose O'Grady").

Documents ci-dessous: Détails Mission 156 © 303rdbg.com

* 306th Bomb Group: Mission (?) (composé du 367th Bomb Squadron, 368th B.S., 369th B.S. et 423rd B.S.) avec 24 B-17 + 4 en secours. 3 seront endommagés. 

367 B.S.: 42-38163, 42-31726, 42-97312, 42-97133, 42-32099, 42-97278, 42-37840 en secours;

368 B.S.: 42-31690, 42-38155, 42-32113, 42-97323, 47-97368, 42-102512, 42-37836; 

369 B.S.: 42-31143, 42-107086, 42-102557, 42-97301, 42-97297, 42-102558, 42-107153 en secours;

423 B.S.: 42-97397, 42-107055, 42-107212, 42-31444, 42-31444, 42-31737, 42-39963 + 42-97180 en secours.

Documents ci-dessous: Rapports écrits des pilotes /  © 306bg.org

* 379th Bomb Group: Mission 120

* 384th Bomb Group: Mission 110 (composé du 544th Bomb Squadron, 545th B.S., 546th B.S. et 547th B.S.) avec 12 B-17 + 2 en secours + 3 non utilisés et restés au sol.

544 B.S.: 42-37822, 42-97188, 42-102459, 42-97282 non utilisé

545 B.S.: 42-31484, 42-37758, 42-37792, 42-37974, 42-97178, 42-97309, 42-102518, 42-107148, 42-97521 en secours

546 B.S.: 42-38014 + 42-102500 non utilisés

547 B.S.: 42-102402, 42-97204 en secours

Documents ci-dessous: Rapports des pilotes /  © 384thbombgroup.com

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06/06/44 Orly

MISSION 385 du 8th Air Force

 

Cette mission, la seconde de la journée (la première visait les côtes françaises en vue du débarquement) composée de 300 bombardiers ayant pour cibles des aérodromes et chemins de fer du Sud de Paris (Brétigny, Jusivy-sur-orge, Orly, Massy, etc. ainsi que Creil).

Le B-24 42-94933 est touché par l'artillerie allemande d'Orly tuant l'opérateur radio Mac Geachie. Le reste de l'équipage sautera et l'avion s'écrasera vers Creil après 30 minutes de vol.

 

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MISSION 442 du 8th Air Force

 

Cette mission, composée de 463 bombardiers (B-17, B-24), avait pour cible Villacoublay, Orly, Buc, pont de Soigny, pont de Sens, Nogent, Etampes, Nanteuil, Evreux, Brétigny. Les bombardiers sont escortés par des P-38, P-47 et P-51. Orly a été touché par 18 B-17 sur les 189 engagés dans la région.

Arrivée de l'escadrille Kampfgeschwader 6 (KG 6) avec des Junkers JU.88A dans le cadre de l'opération de fin de guerre 'Opération Steinbock'.

Nombreuses attaques de B-26 Marauder et P-47 Thunderbolt pour empêcher la luftwaffe d'utiliser le terrain.

Arrivée de l'escadrille Kampfgeschwader 30 (KG30, Gruppe I et II) avec des Junkers JU.88A.

Le Lockheed F-5E (P-38) 43-28581 de l'US Air Force, piloté par Abram C. Weaver, effectue un vol de reconnaissance photo, à 30 000 peids,  au dessus de Le Bourget, Melun, Villacoublay, Orly. Parti de Chalgrove Field (Angleterre) à 12h09 et rentré à 14h18.

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La dernière escadrille allemande, la KG 30 et ses Ju.88A, quitte Orly pour Achmer en Allemagne.

Les derniers allemands détruisent les pistes, font exploser les munitions et le matériel restant qui brûlent pendant la nuit avant de quitter l'aérodrome.

L'US Army prend possession de l'aérodrome. Il avait été réclamé le 1er août pour l'Air Transport Command au vue de ses 2 pistes, son altitude, son emplacement géographique.

Le 826th Engineer Aviation Battalion (IX Engineering Command) arrive sur l'aérodrome dans le but de le réparer. Equipé d'un imposant matériel moderne et avec l'aide de 2 000 ouvriers chargés par les Ponts et Chaussées français du déblaiement du terrain détruit par les bombardements. La piste Nord/Sud est est réparée en 48 heures.

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Louis NETTER, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées en charge, avant le conflit, de l'entretien des aérodromes de la région parisienne au ministère de l'Air, se rend à Orly avec un de ses collaborateurs, Jean ROUDIER , pour faire un état des lieux.

Ce dernier témoigne : "Quand nous sommes arrivés à Orly, Monsieur Netter et moi , ce 28 août. nous nous sommes trouvés devant un terrain complètement défoncé, démoli, bouleversé par les récents bombardements américains. On pouvait à peine y pénétrer. Un officier Français, le capitaine Delaby, ingénieur dans le civil, est déjà sur place. Il y restera quelques années comme adjoint de l'ingénieur en chef."

Témoignage de Lucien DENIAU: "En Août 1944, tandis que les Allemands s"enfuyaient en débandade, de nombreuses personnes de la région faisaient la queue pour l'embauche et c'est là que restera toujours gravée dans ma mémoire la façon de procéder d"alors :
nous étions placés en file indienne, puis l"on comptait un , deux trois, quatre ... et le dixième était nommé chef d'équipe!" [extrait du livre "Aéroports de Paris, une aventure humaine"]

Arrivée des P-47 Thunderbolt des 310th, 312th, 313th et 381sd Tactical Fighter Squadron. L'aérodrome est donc sous le contrôle du 50th Fighter Group, 9th Air Force. 

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Hangars Orly Sept 1944

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Construction de la chapelle par les américains (la nef en forme d'un demi-cylindre).

1946 - mai - revue Terre et Ciel - chape

L'aérodrome est désigné étant comme aéroport administratif sous le contrôle de l'European Theater of Operations, United States Army ETOUSA (ordre numéro 88) sous le commandement du Colonel William M. Lanagan. Il est codifié airfield A-47 (adresse postale Army Post Office APO-887).

Les P-47 du 10th fighter Squadron et 81st Fighter Squadron arrivent de Meautis.

La 1408th AAF Base Unit dirigée par le colonel Plummer arrive pour prendre le commandement et Orly est affecté à la division européenne, Air Transport Command, par le lieutenant-général Spaatz, commandant des forces aériennes américaines en Europe. L'adresse postale devient APO-741.

Le 50th Fighter Group part à Laon. La Tour de contrôle est de nouveau opérationnelle. Le personnel présent sur l'aérodrome est composé de 148 militaires de l'Air Transport Command, 24 de l'Army Airways Communication System, 10 du 18th Weather Squadron, 1 comptable, 15 du 27th Air Transport Group. Ainsi que 807 militaires du 831st Engineer Aviation Battalion sur le point d'arriver.

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Le P-47 42-74738 se crashe à l'atterrissage.

Le B-17 42-107208 Why Not? atterrit en urgence après avoir été touché par la DCA allemande.

Arrivée du 923rd Engineer Aviation Regiment et 831st Engineer Aviation Battalion avec 33 officiers et 774 soldats. Ils détruiront les murs restants des hangars à dirigeable avec de l'explosif TNT au bout de plusieurs semaines.

La première piste Nord/Sud est rallongée par les américains (piste 1, 1865 x 60m, elle sera nommée plus tard 03/21). Elle est équipée pour les atterrissages aux instruments des Douglas C-54 de l'Air Transport Command. L'aérodrome est considéré comme un aérodrome de commande et de liaison. Elle installe aussi un radar mobile sur une remorque. Il est utilisé en mode GCA (Ground Control Approach). Il permet à un contrôleur de guider l'avion uniquement en phase d'approche. Des vols sont réguliers entre Londres et Orly pour acheminer du matériel (environ 8 par jour). Environ 1400 avions sont passés par Orly dont 23 C-54 faisant la liaison entre New York La Guardia et Orly.

Témoignage d'Henri Charon: "A cette époque . il y avait des prisonniers allemands qui venaient travailler dans la journée et repartaient le soir. J'étais chargé de faire chauffer les gamelles et d'approvisionner les compagnons en pelles et pioches. Je devais aussi changer
les manches cassés et récupérer tous types de matériaux que je devais benner dans les trous afin de faciliter le remblai. [...] Il fallait refaire la piste au plus vite afin de pouvoir accueillir les premiers avions et je revois encore se poser les Dakotas qui ramenaient les prisonniers français." [extrait du livre "Aéroports de Paris, une aventure humaine"]

1944_-_01_octobre_-_routes_prévues_ATC_(

Création officielle du 173rd Liaison Squadron (transports de courriers, de personnel) sur Piper L-4 et Cessna UC-78 puis Stinson L-5 (01/1945) sous le commandement du Colonel William M. Lanagan, Colonel L.I. Collins, Major Joseph E. Lowe, Sergent Richard P. Gilligan (9 officiers et 95 militaires à la fin du mois). Les L-4 feront d'abord des rotation entre Cherbourg et Orly.

Le B-26 42-107829 se crashe à l'atterrissage.

Première évacuation de blessés américains depuis Orly. 16 patients accompagnés d'infirmières du 806th Medical Air Evacuation Squadron (à Orly depuis le 05) sont évacués à bord d'un C-54 en direction des Açores.

 
 
 
 
 

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