1940 à 1944

Mise à jour : 02/03/21
1940

Le LOG AVION de l'année : 1940

JANVIER 1940

Départ de l'escadrille d'exploration 10-E après sa formation pour rejoindre Casablanca.

11 JANVIER 1940

Départ de l'escadrille de chasse aéronavale AC-3 sur Bloch 151 pour Hyères.

MARS 1940

L'escadrille de bombardement en piqué AB-4 arrive à Orly pour récupérer des Loire-Nieuport LN 411, version non-navalisée du LN-401 qui était initialement prévu pour l'Armée de l'Air qui n'en voulait pas. L'escadrille dont la quasi totalité du personnel est sans expérience, et sort tout juste des Ecoles de Pilotage s'entraîne sur place.

MAI 1940

Les avions de la DALAC (Division des Avions de Liaison de l'Administration Centrale) quittent Orly pour être basés à Buc et Brétigny.

L'escadrille AB-4 quitte Orly pour Querqueville.

18 MAI 1940

Arrivée de l'escadrille de chasse GC III/7 sur Morane 406.

21 MAI 1940

Arrivée du groupe de reconnaissance 2/33 (GR II/55) équipé de Bloch 174 et Potez 63 et du GR II/33.

1940 - potez6311_366_groupe2.jpg
23 MAI 1940

Le capitaine Antoine de Saint-Exupéry s'envole d'Orly aux commandes d'un Bloch 174 n°24 afin de survoler à 700 mètres d'altitude, les divisions blindées allemandes entre Arras et Douai afin d'en déterminer les positions pour permettre à l'armée française de déclencher une contre-attaque.

 

Équipage: Capitaine de Saint-Exupéry, pilote; lieutenant Dutertre, observateur; sergent André Mot, mitrailleur, sur Bloch 174 /nº 24. 

Reconnaissance à moyenne altitude avec protection de la chasse et prendre si possible des photographies. 
Itinéraire : Orly, Meaux, prendre la chasse, puis Compiègne, Rosières-en-Santerre, Bry-sur-Somme, Albert, Arras (2), Douai et retour. 

Saint-Exupéry est perplexe :

Je me dis : « Mission sacrifiée. » […] Quand une mission est facile, il en rentre une sur trois. Quand elle est un peu « embêtante », il est plus difficile, évidemment de revenir. Il nous faut demeurer bien visibles, et offrir ainsi au tir allemand une cible pour écoliers. Sept cents mètres est une altitude interdite. On sert de point de mire à toute une plaine. On draine le tir de toute une armée. On est accessible à tous les calibres. On demeure une éternité dans le champ de tir de chacune des armes. Ce n’est plus du tir, c’est du bâton. C’est comme si l’on défiait mille bâtons d’abattre une noix.

 

Saint-Exupéry est sans illusion quant à l’exploitation des renseignements qui pourraient être obtenus lors de sa mission, s’il en revient :

On ne tiendra aucun compte de nos renseignements. Nous ne pourrons pas les transmettre. Les routes seront embouteillées. Les téléphones seront en panne. L’état-major aura déménagé d’urgence. Les renseignements importants sur la position de l’ennemi, c’est l’ennemi lui-même qui les fournira.

Avant de partir, il reçoit d’ultimes renseignements sur l’activité de la chasse ennemie dans la zone qu’il va survoler et qui risque de l’empêcher de passer :

Parce qu’il y a trois missions de chasse allemande qui se relaient en permanence au-dessus d’Albert. L’une à six mille mètres, l’autre à sept mille cinq, l’autre à dix mille. Aucune ne quitte le ciel avant l’arrivée des remplaçants. Ils font de l’interdiction a priori.

 

Pour le pilote, le moment de vérité est arrivé :

J’ai tous les droits car, en cette seconde, je connais bien ce que je fais. J’accepte la mort. Ce n’est pas le risque que j’accepte. Ce n’est pas le combat que j’accepte. C’est la mort. J’ai appris une grande vérité. La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est, à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.

 

Après avoir décollé d’Orly, le capitaine de Saint-Exupéry et son équipage se posent à Meaux où sont basés les avions de chasse Dewoitine D-520 qui doivent l’escorter. 9 D-520 et le Bloch redécollent et se dirigent vers Arras :

Le temps était noir et bouché. […] A Compiègne, rencontre d'un grain. A Albert, des avions sont rangés devant les hangars, quelques éléments de tranchées. Bientôt, six Messerschmitt viennent sur nous. Les camarades attaquent et les attirent pour que je passe. Pape et le troisième sont descendus, tués. Schneider reste seul, prend tout le choc et saute en parachute de son avion en flammes. Je peux passer.

L’observateur, le lieutenant Dutertre, aperçoit alors Arras :

La ville flambe, là, devant moi […] Il ne faut pourtant pas que je me laisse entraîner par ces feux ; je ne suis pas venu là pour recevoir l’horrible vision d’une ville qui s’anéantit, mais pour essayer de démêler l’écheveau du combat qui s’y livre. Soucis superflus car étalés comme dans un magasin de jouets, je découvre avec un choc au cœur à 2 km devant moi, un peu au sud de la ville, les centaines de chars d’une Panzer qui attaque en force. Ils sont serrés, à peine moins qu’un troupeau dans un champ et semblent vouloir déborder la ville par l’ouest.

 

L’apparition de l’avion français déclenche le feu de la Flak allemande :

C’est le classique mur des trajectoires, les éclairs et le bruit des explosions. Tout cela sur un fond de nuages noirs. Dix, douze, treize secondes et l’avion n’est pas encore touché ; nous fuyons, nous allons échapper. Non, une explosion bien plus forte que les autres soulève l’appareil, le déséquilibre ; l’angoisse n’a pas eu le temps de me piquer le cœur que déjà le Bloch s’est rétabli, mais il a fait un bond ascensionnel et nous sommes dans le coton.

 

Un réservoir d’huile est crevé. La position de l’ennemi étant repérée, Saint-Exupéry fait demi-tour et regagne Orly. Sur le chemin du retour, il doit à nouveau affronter la DCA, cette fois française, beaucoup plus faible, mais qui tire sur tout ce qui vole : « Nous avons connu le déluge. Le tir antiaérien n’est, chez nous, qu’une pluie de printemps. »

La mission a duré 1 h. 40 à une altitude variant entre 300 et 50 m. © Revue Guerre Guerres mondiales et conflits contemporains 

28 MAI 1940

Prise en compte du premier avion Leo451M de l'escadrille de bombardement B.

31 MAI 1940

Le capitaine Antoine de Saint-Exupéry s'envole d'Orly aux commandes d'un Bloch 174 n°22.

 

Équipage: Capitaine de Saint-Exupéry, pilote ; lieutenant Azambre, observateur ; 2ème classe Blondel, mitrailleur, sur Bloch 174 /nº 22. 
Reconnaissance photographique à haute altitude.
Itinéraire: Orly, Tergnier, Péronne, Amiens, Abbeville, Orly. Mission photographique pleinement réussie, sans histoire. Durée : 2 h. 20. Altitude : 9.600 mètres.

~01 JUIN 1940

Départ de l'escadrille GC III/7 sur Morane 406.

02 JUIN 1940

Départ des groupes de reconnaissance GR II/33 et GR II/55.

03 JUIN 1940

OPERATION PAULA

 

Les objectifs de l'opération ne sont pas clairement définis, s'agissant de détruire tous les aérodromes et usines de fabrication d'avions autour de Paris. Initialement prévue pour le 30 mai, l'opération est reportée au 3 juin en raison du mauvais temps. Elle est compromise par les services de renseignement britanniques qui ont réussi à décoder les messages de l'« invulnérable » machine Enigma  et ont averti les Français des intentions allemandes en fournissant notamment l'ordre de bataille aérien allemand et la liste des aérodromes que les Allemands prévoient de bombarder. Face à cette menace, 120 avions français (contre 60 en temps normal) sont placés en alerte pour être prêts à décoller. Malgré cela, la Royal Air Force ne se déploya pas pour apporter un soutien aux Français.

Une quarantaine de Heinkel 111 allemands bombardent Orly. Une 'centaine' d'avions civils sont épargnés car enfermés dans un des hangars à dirigeable. 5 Dewoitine 520 sont détruits.

Bombadement Orly 03/06/40

Témoignage d'un matelot de l'EGAM d'Orly Ernest MARTIN:

"Personnellement le 3 juin 1940 à 13H15 c’est moi, sur l’ordre du Capitaine de Vaisseau Bonnot qui se trouvait derrière moi, qui ai actionné la sirène d’alarme. La DAT nous annonçait environ 200 bombardiers se dirigeant vers nous. Avec le Commandant nous sommes descendus à l’abri souterrain où nombre d’Officiers arrivaient en même temps que les bombes commençaient à pleuvoir. La DCA, des 90 marine, tirait rageusement ; quand nous sommes remontés, le centre militaire, le centre radio étaient écroulés et d’un bloc sortait le bras de l’ingénieur Cochin. A la DCA un matelot nommé EVIN, de ce service était allongé mort près de la bordure du trottoir . Nous avons eu à déplorer la perte du LV LEROUX et plusieurs matelots dont le Sans Spécialité LOMACHE qui était de garde aux essences. Le terrain était labouré, cependant quelques jours plus tard le Jules Verne atterrissait (un miracle).

Les télégraphistes le QM ROGER et le matelot VALLERY étaient restés à leurs postes malgré l’intensité du bombardement et la voiture du Commandant qui brûlait sur le trottoir juste au dessous, le QM ANDRAULT dans le centre radio était gravement blessé.

A partir du 3 juin 1940 l’étendue des destructions rendait tout travail sérieux impossible . Il fallu dégager les morts et envisager alors le repli sur Rochefort où le Capitaine de Frégate se trouvait déjà dans un veil arsenal." (c) Ernest MARTIN via anciensmarins.fr

08 JUIN 1940

Le Farman NC223.4 F-ARIN "Jules Verne" militarisé (escadrille de bombardement B-5) se pose à Orly après le succès du premier raid d'un bombardier française sur Berlin (équipage Comet, mécanicien Corneillet, pilote Daillière, mitrailleur Deschamp, radio Scour, co-pilote Yonnet). Pour l'occasion, l'avion était couvert de peinture noire pour être moins visible de nuit. L'avion fait un fuel stop avant de continuer sur Lanvéoc. Quelques heures après, Orly fût bombardé.

12-13 JUIN 1940

La marine débute son transfert à Rochefort suite à l'arrivée des allemands en région parisienne. Les quelques avions encore en état partent vers le sud et une quarantaine de véhicules à Rochefort. La base marine d'Orly servait de réception, stockage, convoyage, transit pour les avions, section d'entraînement du personnel 'Aéro' et d'entrepôt général. Elle sera officiellement fermée le 14. 

1940 - mai - observateur marin
Marine Orly 1940
Marine Orly 1938
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~16 JUIN 1940

Les allemands s'emparent du terrain. Une douzaine de canons de 88 anti-aériens sont installés. Une Tour de contrôle est construite ainsi que 2 pistes en herbe.

17 au 19 JUIN 1940

Présence des Bf.109E de l'escadrille Jagdgeschwader 21 (JG21)

Bf.109 Luftwaffe Orly
Bf.109 Luftwaffe Orly
Luftwaffe Orly
Luftwaffe Orly
luftwaffe3
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18 JUIN 1940

L'escadrille Kampfgeschwader 51 (KG51) sur Ju.88A arrive à Orly (Gruppe I du 18/06/40 au 01/08/40, Gruppe II du 24/08/40 au 12/04/41?).

1940 - aout - pilotes Luftwaffe (3)
1940 - aout - pilotes Luftwaffe (1)
Ju88 9K-HP
Junkers-Ju-88A1-3
1944 - 19 juin - luftwaffe - ju88-kampfg
1944 - 18 juin - luftwaffe - ju88-kampfg
Junkers-Ju-88A1-3
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25 JUIN 1940

Départ de l'escadrille de bombardement B pour Alger (sur Leo451M).

nuit du 03 au 04 JUILLET 1940

3 JU.88 de la KG51 décollent d'Orly entre 14h45 et 15h15 pour une mission de reconnaissance sur Bristol et attaque du port de Portishead. Début juillet 1940, le barrage de ballons commence à subir des dégâts et à subir des pertes lors d'attaques aériennes ennemies. Le 3 juillet 1940 à 17h15, trois Junkers Ju 88 du II / KG 51 basés à Orly près de Paris ont attaqué ce qu'ils ont identifié comme étant les installations du port de Portishead, où 12 ballons de barrage ont été identifiés. Le 92e Escadron à Avonmouth a toutefois signalé que des bombes avaient été larguées entre les sites 27/8 et le quartier général de vol 'C'. Les fenêtres ont été endommagées au siège et dans les baraques des sites 27/8 et 27/9. Plusieurs aviateurs ont été légèrement blessés par des éclats de verre et en se jetant par terre sur le site de la ferme Cowley.

07 JUILLET 1940

Un JU.88 s'écrase à l'atterrissage.

nuit du 11 au 12 JUILLET 1940

9 JU.88 de la I/KG51 décollent d'Orly à 22h00 ayant pour cible un dépôt de carburant à Avonmouth et Portishead. Portishead sera touché ainsi que des éclairages (du ciel) et des canons anti-aériens près de Bristol. 2 avions sont perdus.

30/31? JUILLET 1940

Le JU.88 9K-FT de la Luftwaffe atterrit sur le ventre cause mauvaise météo (pilote Heinrich Höchstetter)

1940 - 18 aout (1)
1940 - 31 aout (4)
1940 - 31 aout (2)
1940 - 31 aout (1)
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02 AOUT 1940

Un JU.88 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage.

Le soir, des JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly pour bombarder l'usine de Bristol Aeroplane Company à Filton (attaque de 22h à 23h40).

12 AOUT 1940

63 Junkers 88 quittent Melun, Orly et Etampes vers 11h30 pour bombarder le port de Portsmouth et le radar de Ventnor.

nuit du 30 au 31 AOUT 1940

Des JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Liverpool.

nuit du 01 au 02 SEPTEMBRE 1940

6 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly ayant comme objectif Bristol (attaque de 22h15 à 23h15). 21 appareils (sur 31 déployés), partis de différents aérodromes français, participent à cette attaque.

nuit du 04 au 05 SEPTEMBRE 1940

5 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Bristol. Un total de 47 avions participent à cette attaque.

nuit du 06 au 07 NOVEMBRE 1940

Les JU.88 participent au bombardement de Londres.

Bombardement Londres 1940 - Orly
09 NOVEMBRE 1940

Le JU.88 882135 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage et termine sa course dans le JU.88 882201.

12 NOVEMBRE 1940

Le maréchal Hugo Sperrle décore des hommes de la KG51 de la Croix de fer dans l'un des hangars à dirigeable lors d'une parade.

nuit du 14 au 15 NOVEMBRE 1940

Les JU.88 participent au bombardement de Coventry.

coventry_141140
1940 - 14 nov - Ju88 9k-bm
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nuit du 24 au 25 NOVEMBRE 1940

10 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly avec comme objectif Bristol (attaque de 21h39 à 22h20). 135 avions (sur 148 déployés), paris de plusieurs aérodromes français, participent à cette attaque.

DECEMBRE 1940

Présence de la Kurierstaffel 110, unité de liaison (Fi.156, Ju 52?).

nuit du 06 au 07 DECEMBRE 1940

7 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly comme objectif Bristol (attaque de 20h50 à 21h35). 67 avions (sur 80 déployés), partis de plusieurs aérodromes française, participent à cette attaque.

18 DECEMBRE 1940

Un JU.52 de la Luftwaffe se crashe à l'atterrissage (pilotes Herbet Hames / Martin Höhndorf).

1941

Le LOG AVION de l'année : 1941

nuit du 04 au 05 JANVIER 1941

3 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly. 2 attaquent l'objectif secondaire Portishead (attaque de 19h10 à 19h15).

nuit du 16 au 17 JANVIER 1941

5 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly. 4 bombardent Bristol (attaque de 23h55 à 00h14). 126 appareils (sur 178 déployés) partis de plusieurs aérodromes français, participent l'attaque d'Avonmouth et 15 sur l'objectif secondaire Bristol.

nuit du 16 au 17 MARS 1941

3 JU.88 de la II/KG51 décollent d'Orly avec comme objectif secondaire Bristol (attaque de 23h45 à 00h06). 57 appareils (sur 76 déployés) partis de plusieurs aérodromes français participent à cette attaque. 

30 MARS 1941

L'escadrille Kampfgeschwader 51 (KG51 "Edelweiss") avec ses bombardiers Junkers Ju.88A quittent le terrain d'Orly.

HS129 GM-OG
Hugo Sperrle 1940
Oblt Sigurd Hey 1940
ju88_trophee1
ju88_trophee2
ju88_100eme sortie
Junkers 88 - Orly
Junkers 88 - Orly
Junkers 88 - Orly
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1941 - Werner Fischer (24)
1941 - Werner Fischer (22)
1941 - Werner Fischer (19)
1941 - Werner Fischer (4)
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1941 - Werner Fischer (21)
1941 - Werner Fischer (2)
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1941 - Werner Fischer (16)
1941 - Werner Fischer (12)
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1941 - Werner Fischer (14)
1941 - Werner Fischer (10)
1941 - Werner Fischer (8)
1941 - Werner Fischer (26)
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1942

Le LOG AVION de l'année : 1942

19 JUILLET 1942

Après être resté un aérodrome de secours, ré-armement, réparation d'avions, il reprend un rôle d'interception pour la campagne 'défence du Reich' avec l'arrivée de l'escadrille Zerstorerschule 2 (ZG 2) avec des Messerschmitt Bf.110 d'interception.

Le terrain s'étend sur un périmètre d'environ 18 km et s'étend: au Nord, jusqu'à la route départementale n°64 reliant Rungis à Orly; au Sud, jusqu'au chemin vicinal n°1 reliant la route nationale 7 au vieux village d'Athis (actuellement RD118); à l'Ouest, en bordure de la RN 7; à l'Est, jusqu'aux premières maisons des communes d'Athis-Mons, Ablon, Villeneuve-Le-Roi et Orly. 

1940 - juin - junkers 88 (1)
1940 - voitures
Allemand Hangars à dirigeables Orly
Fw.190 Orly 1943
Allemands Orly 1943
Orly_allemands_3
Orly_allemands_1
Orly_allemands_2
Orly 1941/1943
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31 AOUT 1942

Formation du Staffel 14 de l'escadron de bombardier Kampfgeschwader 6 de le but de continuer les tests à très haute altitude (plus de 40 000 pieds) de Junkers Ju.86 de reconnaissance. Il est équipé de 2 ou 3 appareils.

OCTOBRE 1942

Dissolution du Staffel 14 de l'escadron de bombardier Kampfgeschwader 6 . Le personnel est ses Ju.86R retournent à Berlin.

1943

Le LOG AVION de l'année : 1943

22 FEVRIER 1943

Arrivée de l'escadrille Sturzkampfgeschwader 102 (Gruppe I et II, 1./STG.102, 2./STG.102) sur JU.87.

25 FEVRIER 1943

Arrivée de l'escadrille Jagdgeschwader 105 (Gruppe II, 2./JG105).

01 MARS 1943

Arrivée de l'escadrille Schlachtgeschwader 101 (Gruppe II, 2./SG101) sur Hs.129, Ar.96, Fw.190.

1943-1944 Funerailles Suadron 101 (1)
1943-1944 Funerailles Suadron 101 (3)
1943-1944 Funerailles Suadron 101 (4)
1943-1944 Funerailles Suadron 101 (2)
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MARS 1943

Départ de l'escadrille 2./JG105.

1943 - 19 mai - vue aerienne.jpg
23 JUILLET 1943

Un train de matériel pour l'aérodrome est détruit par la Résistance.

1943 - 22 octobre - Quatre Vingt Treize.
03 SEPTEMBRE 1943

Paris est bombardé, Orly est aussi touché.

1943 - 08 septembre - Bureau Presse Fran
02 OCTOBRE 1943

Un bus transportant des allemands venant d'Orly est attaqué par des résistants porte d'Italie.

"Journal" de résistant Bonjour Paris - Janvier 1944
1943 - 27 octobre - LHumanite.jpg
18 OCTOBRE 1943

L'escadrille Sturzkampfgeschwader 102 STG.102 est renommée Schlachtgeschwader 102. Le Gruppe I, 1./SG102 reste sur Orly avec des Fw.190.

NOVEMBRE 1943

Départ de l'escadrille 1./SG102 de la Luftwaffe.

18 DECEMBRE 1943

Le Messerschmitt Me.410 A-38 de la Luftwaffe se crashe.

1944

Le LOG AVION de l'année : 1944

Une petite histoire d'une Jeep américaine n° 136 utilisée à Orly racontée sur le site Milinfo

 

"Voici un bref résumé de l’histoire de cette jeep exposée au JEEP MOTOR VILLAGE par Denis LE PRIOL de JEEP VILLAGE.

 

Après la réquisition de ses champs par la Luftwaffe autour d’Orly, Monsieur THUREAU alors agriculteur dans la région parisienne, récupéra l’intégralité de ses terres avec la libération. Sauf qu’il n’avait plus de moyen agricole pour labourer et devant l’impétuosité du petit 4x4 dont se servaient les américains sur la base de l’Air Force d’Orly, Monsieur THUREAU jeune, décida d’aller demander une jeep aux troupes américaines!

Devant un premier refus, l’accord ne se fut pas attendre quand le général commandant la base s’en mêla et après négociation de deux caisses de champagne, il put repartir avec ce qui était pour lui, un futur tracteur agricole en puissance et qui servit pendant de longues années. Avec en plus le carburant qui coulait à flot sur la base et dont il n’eut jamais à payer la moindre goutte, tant il « dégueulait » hors de la goulotte de remplissage !!!

Seule demande du général, était d’effacer tous marquages pouvant l’identifier à l’appartenance de la base.

J'ai eu la chance de rencontrer Monsieur THUREAU, pour qui j’ai une pensée encore émue, bien que décédé à ce jour et qui a eu l’intelligence de faire don de sa jeep historique, à Denis LE PRIOL, gérant de JEEP VILLAGE mais grand collectionneur aussi de ces 4x4. C’est d’ailleurs dans les ateliers de JEEP VILLAGE qu’elle fut complètement restaurée d’après les photos époques prêtées par Monsieur THUREAU. - Jérôme Hadacek"

L'histoire plus complète est parue dans le magazine '4x4 Story' numéro 48 publié en 2013 (sujet 'La Jeep de Monsieur Thureau' sur 5 pages)

Jeep Orly
Jeep Orly
Jeep Orly
Jeep Orly
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14 JANVIER 1944

3 HS.129 de la Luftwaffe se crashent.

16 JANVIER 1944

Le B-24 42-52293 de l'US Air Force se crashe (équipage ayant sauté).

10 MARS 1944

Départ de l'escadrille 2./SG101 de la Luftwaffe.

nuit du 27 au 28 MARS 1944

Des Ju.88 de la II/KG30 et III/KG30 décollent d'Orly pour attaquer le port de Bristol. 116 avions (sur 139 déployés) partis de plusieurs aérodromes de France participent à cette attaque. 1 Ju.88 du Gruppe II sera perdu et 1 du Gruppe III.

nuit du 18 au 19 AVRIL 1944

Bombardement par des Lancaster de la Royal Air Force vers 23h30. Leur cible est principalement la gare de Juvisy-Sur-Orge. Les pompiers de Paris interviennent avec un fourgon mixte (F.M.), un Camion F. S. (Ca.F.S.) et 26 pompiers. Ils sortent des décombres 2 personnes décédées.

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nuit du 23 au 24 AVRIL 1944

Des Ju.88 de la St/KG30, de la II/KG30 et de la III/KG30 décollent d'Orly pour attaquer le port de Bristol. 93 appareils (sur 117 déployés), partis depuis plusieurs aérodromes français, participent à cette attaque.

Mission sur Bristol avec le JU-88 (144501) 4D+FM

histoire tirée du site www.aircrewremembrancesociety.co.uk / Traduction Google

L'équipage: Pilote: Rudolf Detering, Observateur: Johann Agten, Radio: Walter Kempter, Mitrailleur: Helmut Trauwald.

Témoignage de Walter Kempter:

"Le matin du 23 avril 1944, les équipages de bombardiers de la Luftwaffe des Stabs Schwarm et trois membres des II et III Gruppe de l'escadrille KG30 ont pris l'avion depuis leur base de Bad Zwischenahn pour se rendre à l'aéroport français de Paris / Orly. Immédiatement après l’atterrissage, les mécaniciens et les équipes au sol se préparaient à faire le plein et à réarmer les Junkers Ju 88 en prévision de la mission de nuit en Angleterre.

Vers 16 h 30 ce dimanche après-midi, le commandant du IIe Groupe, le major Pflueger, a informé en détail les jeunes équipages d’aéronefs rassemblés. Leur cible était simplement décrite comme "La ville de Bristol". La zone à attaquer serait marquée par un carré de feux à éclats rouges et blancs, largués par un avion Pathfinder. La voie tracée pour le II Gruppe était de relier Paris / Orly à Guernesey, lieu de rendez-vous et premier tournant, puis jusqu'au second tournant, l'embouchure de la rivière Usk. Le bombardement devait avoir lieu dans une direction nord-sud; les bombes devaient être larguées à une altitude de 16 000 pieds, puis, après l’attaque, tout retourner à Orly. Les charges à la bombe préparées par les équipes au sol pour le raid sont les suivantes: 2 conteneurs incendiaires AB 500, dont l'un contient des IIB ordinaires de 1 kilo munis de nez explosifs (IBEN), ainsi que dix autres bombes incendiaires au phosphore de 50 kg. Lors du briefing, un équipage avait écouté attentivement leur commandant; il avait déjà effectué plus de 20 missions et portaient tous le badge de la Croix de fer 1ère classe et le badge des 20 vols de guerre en bronze. Ces quatre jeunes hommes avaient des liens étroits, mais ils ne savaient pas qu’un d’eux mourrait la vie au cours de l’opération de cette nuit.

Leur avion pour cette mission était le 4D+FM, un Junkers Ju 88A-14, Wnr.144501. À 23h50 - 00h10, environ 15 à 20 avions de la compagnie II / KG30 ont décollé d’Orly entre 1 et 2 minutes d’intervalle, le 4D+FM étant le 7e du groupe en vol.

Uffz. Detering s'est dirigé sur le parcours prescrit, volant d'abord entre 400 et 800 mètres d'altitude jusqu'à un point situé dans la région de Caen. De là, leur Ju 88 a progressivement pris de la hauteur. Guernesey a été atteinte à 1 h 15; au moment où elles ont atteint la côte près de Weymouth, elles ont atteint une altitude de 6 000 mètres. Le reste de l'équipage s'installa dans ses positions pertinentes et se concentra sur le ciel nocturne à la recherche des combattants de nuit de la RAF. A aucun moment ils n'ont vu d'autre avion du Gruppe, ils étaient seuls!

Le 24 avril, à 01h10 (HNR), un Mosquito XVII / A1 (serial HK355, code "VA - T") du No.125 Squadron, s'apprêtait à décoller pour une sortie d'interception nocturne de la RAF Hurn. GCI Sopley avait un repère sur un aéronef ennemi entrant se dirigeant sur un cap à l'ouest de l'Angleterre. L’équipage enthousiaste s’est précipité vers son appareil. Il s’agissait d’un équipage très expérimenté, le S / L Eric Barwell DFC, un ancien combattant depuis 1940 avec cinq avions ennemis d&e